Contexte
L’émission temps libre explore deux objets : le temps, au sens ontologique, et notre rapport au temps. Ce rapport au temps, dans notre culture indo-européenne s’articule sous la forme du même découpage passé, présent et avenir. Elle s’ancre dans notre vie à chaque fois que nous réalisons des projets, avec un début et une fin, au point que nous la croyons universelle.
Mais le temps n’a pas toujours été vu comme un flux s’écoulant continuellement vers l’avenir et le anciens Égyptiens proposaient une approche toute différente.
Neheh, c’est le temps cyclique, les nuages, la pluie, la crue du Nil, le soleil, les choses qui naissent, vivent et meurent ; et Djet, c’est le temps infini de la Terre, des dieux, des Pyramides et des momies, c’est-à-dire la durée éternelle.
C’est deux parties du temps ne s’opposent pas, elles se complètent, et pour les découvrir les scientifiques ont besoin d’accéder aux traces que nous ont laissé les anciens : la mythologie, les activités quotidiennes, les rituels, et langue. Dans cet épisode, nous intéressons plus particulièrement à la langue des anciens égyptiens.
En plateau
Jean Winand, égyptologue.
Références utilisées
Jean Winand (2006) : Temps et aspect en égyptien, Une approche sémantique
Gaëlle Chantrain & Jean Winand (2018) : Temps et espace en Égypte ancienne : une introduction
Frédéric Servajean (2007), Djet et Neheh – Une histoire du temps égyptien, Presses universitaires de la Méditerranée (Montpellier), 2007.
Bernard Sichère (2018), Aristote au soleil de l’être, CNRS éditions.
Pour aller plus loin
Jean Winand (2013), Les hiéroglyphes égyptiens, Presses Universitaires de France
Jean Winand (2013), Aux origines de l’écriture. Le cas de l’Égypte ancienne. Académie Royale.
À l’oreille
Georges Brassens, Saturne (1964).