Rayons Libre sur Cause Commune. L'idée c'est que toutes les personnes qui peuvent faire du vélo le fassent. Et il y a encore de la marge. Je pense que le vélo c'est tellement un outil qui rend libre. Rayons Libre présenté par Jérôme Sorel sur Cause Commune. Bonjour à tous et bonjour à toutes et cette émission n'est pas en direct avec mon invité qui est au téléphone. Merci d'écouter Cause Commune, merci de vous intéresser à Rayons Libre et merci évidemment à ceux ou celles qui font vivre cette radio au quotidien toute l'année parce que c'est une radio-associative. On n'est donc que des bénévoles et on a aussi besoin de généreux donateurs ou de généreuses donatrices. Tout est indiqué sur le site web Cos-Commune.fm. L'avez-vous visionné ce numéro de regards ? Cette émission proposée par Arte TV, cet épisode qui s'intitule La guerre des mobilités à Paris. C'est tellement gênant cette façon d'enfiler les caricatures. Bien entendu, il y a la présence d'Anne Montmarcher, la mise en valeur de la psychologistique et son métier, la mise en valeur de son engagement militant au sein de Paris en Seine, le rappel du combat porté par Paul Varie. Par ailleurs, le parallèle ou l'opposition entre la vie de Parisien, d'Hélène et Ambroise qui ne jurent que par le vélo et celle d'Alila, habitante de Romaiville, chauffeuse de taxi à Paris, qui bosse entre 11h et 14h par jour, 7 jours sur 7. Vraiment, nos cyclistes présentés sont caricaturaux. Dalila l'est-elle caricaturale ? Je n'en sais rien, je ne connais pas finement la vie des chauffeurs de taxi. En tout cas, je me demande ce que retiennent les personnes qui visionnent ce magazine. Voient-ils deux modes de déplacement irréconciliables, deux façons opposées d'occuper l'espace public, à moins que la réconciliation ne passe plus par deux personnes comme Anne qui livrent efficacement les différents commerces ou bureaux du centre-ville, que ces coursiers et ces coursières ne livrent pas que des colis, mais aussi tissent un lien entre les différents besoins et usages des citoyens. Mon invité du jour tisse-t-il des liens, ceux entre la voiture et le vélo ? Jérôme Mortal a longtemps œuvré dans l'industrie automobile, il est ingénieur de formation, il a travaillé pour Range Rover, puis un passage dans la Formule 1. Lors d'une rencontre qu'il a organisée pour évoquer une collaboration entre l'une de ses marques de vélo Ultima avec la marque de mode Eden Park, il m'expliquait qu'il a eu comme une révélation lors d'une présentation en interne quand il expliquait à ses patrons que le futur de l'automobile pourrait être en allant vers des voitures plus petites, plus sobres. Il n'est pas suivi par la direction, alors il se lance. Et plutôt que penser « voitures plus sobres », il pense « vélo ». J'ai eu aussi envie de le recevoir aujourd'hui parce qu'il vient de récupérer la destinée de la marque Voltaire, entre autres. C'est quoi le quotidien d'un entrepreneur dans le monde du vélo aujourd'hui ? Pourquoi il croit au Made in France ? Comment pense-t-il de vélo ? Quelles sont ses contraintes, sa vision ? Et comment nourrit-il ses réflexions ? Est-ce qu'il regarde Arte TV ? Est-ce qu'il lit ? Est-ce qu'il écoute ? Est-ce qu'il milite ? Allez les amis, c'est parti pour ce Rayons Libre et pas de pit stop. Bonjour Jérôme, merci d'être avec nous au micro aujourd'hui. Bonjour Jérôme, je vous remercie pour l'invitation. Eh ben c'est un plaisir. Jérôme, la première question que j'ai envie de vous poser, c'est quelles sont vos sources d'informations pour vous construire votre vision d'entrepreneuresque et votre vision d'acteur du cycle ? La première vision, je pense qu'elle est familiale finalement. Elle est notre entourage au quotidien et les limitations que l'on peut trouver dans l'usage du vélo au quotidien, c'est inspirant puisque ça donne des idées, ça donne à réfléchir et c'est ce qui était à la genèse d'Ultima quand on s'est dit qu'il faut sûrement faire des vélos plus faciles, peut-être des vélos qui ne sont pas destinés que par des cyclistes pour des cyclistes mais des vélos aussi qui sont destinés à des gens qui veulent franchir le pas du vélo mais qui sont freinés par les problématiques de vol, les problématiques de facilité d'usage. J'aime bien prendre souvent l'exemple du dérailleur, c'est quelque chose qui est inné pour un cycliste mais qui n'est pas forcément inné pour quelqu'un qui n'est pas cycliste. Et c'est comme ça qu'est né le programme Ultima. Et justement Ultima, l'idée c'est de pour de temps en temps si possible remplacer la voiture mais ne pas être en opposition à la voiture. En effet pour moi Ultima, la genèse Ultima c'était de se dire mais finalement beaucoup de foyers ont une deuxième voiture, voire une troisième, est-ce qu'il n'y a pas un de ces véhicules qui peut être remplacé par d'autres moyens de locomotion, cargo ou vélo pour des usages plus simples, des trajets plus modestes et des accès à des zones urbaines plus difficiles pour les automobiles. Et l'idée c'est de p