Rayons Libres, sur Cause Commune. L'idée, c'est que toutes les personnes qui peuvent faire du vélo le fassent. Et il y a encore de la marge. Je pense que le vélo, c'est tellement un outil qui rend libre. Rayons Libres, présenté par Jérôme Sorel, sur Cause Commune. Bonjour à tous, bonjour à toutes. Et cette émission est en direct avec mon invité au téléphone. Merci d'écouter Cause Commune, merci de vous intéresser à Rayons Libres. Et merci évidemment à celles ou ceux qui font vivre cette radio, au quotidien, toute l'année, que des bénévoles, que de généreux donateurs ou généreuses donatrices aussi. Une journée sans pédaler est une journée gâchée. Je voulais servir cette phrase ad nauseam, cette formule pour conclure Rayons Libres, cette émission radio hebdomadaire. Est-ce que c'est un mantra, un aphorisme, une intuition, une hypothèse ? Non, rien de tout cela. C'est surtout un constat et un peu une posture, quand même. Me poser sur un vélo à un moment dans ma journée est une façon de la rendre plus agréable, parce que je m'offre un moment pour ne penser à rien, ou au contraire, un moment pour penser à tout, à ce petit rien qui m'encombre. Me déplacer rapidement, ou au contraire, un moment pour me déplacer en prenant mon temps, donc moins vite. Me dépenser, ou au contraire, un moment pour me reposer, parce que vous l'aurez compris, ce moment sur ce vélo m'offre un moment que je peux remplir comme bon me semble. Et pourtant, je vous le confesse, aujourd'hui, il m'est arrivé de pédaler, et malgré cela, avoir cette sensation d'avoir foiré ma journée. Un moment sur un vélo est pour moi une composante importante pour avoir cette sensation, celle d'avoir passé une bonne journée. Importante n'est pas essentielle, unique ou exclusive. Pour moi aussi, important que pédaler, me marrer, rire, sourire. Ce rire, il n'a pas besoin d'être ambitieux, il n'a pas besoin d'être fou. Un sourire peut suffire, je le cherche, ce moment de rire. J'en ai besoin autant que pédaler. En somme, pédaler, c'est bien, mais ça ne suffit pas pour réussir ma journée. Mon invité du jour me fait rire souvent, il me fait rire parfois. Il a un accent de titi parisien, il se filme en selfie sur son vélo. Il est rempli de mauvaises voix, plein d'anneaux aiguisés, gentiment moqueurs des travers des cyclistes sportifs. Il est lui aussi cycliste sportif, il se moque de lui-même donc. Qu'est-ce qui est le plus important pour lui dans sa journée ? Pédaler, rire, faire rire. Si j'ai bon, il apparaît sur Instagram fin décembre 2025. Poste une vidéo régulièrement, pleine de bons mauvais conseils et non l'inverse. Bébé aka Benoît aka Barbu à vélo va nous raconter la place du vélo dans sa vie, la place de la vidéo, et va-t-il nous donner les dates de son prochain seul en scène au Festival Tous en Celle ? Vous le saurez en écoutant l'émission tout au bout, parce que c'est une technique pour vous garder attentif, jusqu'au bout, chers auditeurs, la fameuse technique de la rétention. Bonjour Benoît, merci d'être avec nous au micro aujourd'hui. Bonjour Jérôme, comment allez-vous ? Écoutez-moi, ça va parfaitement, j'ai pédalé ce matin et je crois que vous n'avez pas encore pédalé aujourd'hui. Eh non, j'attends la fin du podcast pour aller faire un petit tour. C'est formidable, et c'est une routine pour vous de pédaler au quotidien ? Alors oui, oui, oui, oui, c'est indispensable. C'est-à-dire, c'est le cadre de ma liberté. Très bien. Mais quand même, pour vous, qu'est-ce qui est le plus important ? C'est le constat que vous faites qui vous amène à vous dire, au moment de vous coucher : purée, cette journée, je ne l'ai pas gâchée. C'est essentiel pour vous d'être sur un vélo à un moment donné dans votre journée ? Alors essentiel, probablement, je ne sais pas, puisque je ne fais quasiment jamais de journée sans vélo. Oui. Mais fondamental, oui, très certainement, ça contribue à mon équilibre. Ça, c'est une évidence. Et depuis toujours, le vélo, vous avez pédalé depuis toujours, ou c'est quelque chose qui est arrivé un peu plus tard dans votre vie ? Comment ça s'est passé pour le vélo dans votre vie, d'ailleurs ? Le vélo, dans ma vie, il a toujours été présent. Depuis tout gamin, je regardais, parce que j'ai quand même un grand âge, et je regardais Bernard Hinault gagner le Tour. Et à l'époque, on n'avait pas d'écran, et on se baladait tous en vélo, et on faisait du vélo dans la forêt avec mes copains. Mais c'est arrivé, disons, un peu plus tard, j'ai rencontré un cycliste américain, qui a été champion du monde master à 66 ans. Et un cycliste extraordinaire, qui m'a mis sur un vélo, et ça date, je dirais, d'une bonne dizaine d'années, maintenant. Quel est ce monsieur champion du monde master qui vous a mis sur un vélo ? Ah, c'est mon mentor, il s'appelle Roland Bernabéhi. D'accord, et vous l'avez rencontré comment ? Roland Bernabéhi ? Par le hasard de la vie, c'est-à-dire que, moi, je travaille dans le bâtiment, et lui, il avait des travaux à faire. Voilà. Et on s'est