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#325 – La mobilité pour aller étudier s'étudie

📝 TRANSCRIPTION & RECHERCHE00:00
Rayon libre sur Cause Commune.
L'idée, c'est que toutes les personnes qui peuvent faire du vélo le fassent.
Et il y a encore de la marge.
Je pense que le vélo, c'est tellement un outil qui rend libre.
Rayon libre présenté par Jérôme Sorel sur Cause Commune.
Bonjour à tous, bonjour à toutes.
Et cette émission est en direct.
Et cette semaine, destination de l'école, l'éducation a une autre mobilité.
Vous êtes sur Cause Commune.
Qu'est-ce qui se passe le lundi à 14h ?
Et bien c'est Rayon libre.
Cette émission est en direct avec mes invités en studio.
C'est tellement mieux d'avoir des invités en studio.
Et à toi qui nous écoutes, merci d'être là.
On compte sur toi pour des likes, des commentaires, des relais.
Invite tes copains, tes contacts à écouter Rayon libre.
Evidemment, ça va nous aider à émerger.
Une autre façon d'émerger et de nous aider,
eh bien nous faire un don, on a un nouveau site internet.
Et pour donner, suivez le guide sur www.cause-commune.fm.
La semaine dernière, j'animais une après-midi d'échanges
pour une communauté de communes.
Les personnes présentes, une cinquantaine,
représentaient l'ensemble des parties prenantes pour la politique vélo
sur cette trentaine de communes.
Des chargés de mission vélo, des élus en charge de la mobilité,
des maires, des techniciens et des techniciennes.
Une après-midi entre eux pour faire un point sur ce qui fonctionne,
ce qui est difficile, ce qui avance bien
et ce qui n'avance pas aussi vite qu'espéré.
Au-delà de l'animation, j'ai travaillé avec mon interlocutrice
en amont de l'après-midi sur l'éditorialisation de l'après-midi.
Qu'allons-nous raconter ? Qu'allons-nous leur proposer ?
Nous avons convenu qu'il était temps d'évoquer le vélo cargo,
la cyclologistique, l'entreprenariat avec le vélo. D'après mon interlocutrice, dont le titre
« Responsable mission vélo, direction des mobilités,
pôle attractivité économique, innovation et mobilité »,
le vélo cargo est un sujet orphelin dans leur politique cyclable.
Alors il fallait les sensibiliser pour, pourquoi pas,
commencer à avoir une culture sur cet aspect de l'urbanisme vélo,
pour intégrer doucement vélo cargo et cyclologistique
dans les programmes des listes au municipal.
Après l'intervention des boîtes à vélo, un débat se lance.
Je me rends compte qu'effectivement, le sujet n'est pas tant maîtrisé que cela.
Alors je demande, qui dans la salle a déjà enfourché un vélo cargo ?
Très peu de bras se lèvent, ils sont moins d'un tiers à la louche
à avoir déjà enfourché un cargo, que ce soit un longtail, un biporteur, un triporteur.
En soi, ce n'est pas grave, c'est juste révélateur.
N'oublions pas l'essentiel, quand on évoque un projet de politique cyclable,
il me semble indispensable que les personnes qui portent ces sujets
aient expérimenté ce qu'ils portent, pour faire la différence
entre être convaincu par principe et être convaincu par expérience.
Les premiers publics cibles des politiques cyclables ne seraient-ils pas tous
ceux et toutes celles qui portent ces missions vélo.
Peu importe le sujet, il me semble que toute personne qui porte un sujet politique
autour du vélo soit en mesure d'expérimenter le programme.
L'important n'est pas qu'ils ou elles soient convaincus,
l'important est qu'ils ou elles aient expérimenté.
L'accès au vélo est toujours un enjeu, d'autant plus quand on évoque les vélos cargo.
Ils n'empêchent, trouveront des moyens pour que les chargés de mission,
les techniciens, les élus, puissent chevaucher un vélo cargo, un VAE.
Ils n'en parleront que mieux.
Cela va aussi pour le Strav, le savoir rouler un vélo
et plus généralement l'écomobilité scolaire.
Que les personnes qui portent ces sujets expérimentent le covoiturage,
le co-marchage, le co-vélo école.
Et s'ils n'ont pas d'enfants, qu'ils suivent des parents dans leur rush
matinale et du soir, à défaut d'emprunter des enfants.
Je me souviens, quand j'étais collégien, mes parents pratiquaient l'écomobilité
sans le savoir. À l'époque, ça s'appelait les conduites.
Parce que le collège était à 8 km, environ 30 minutes en voiture pour l'aller,
environ autant pour le retour.
Alors le parent qui faisait la conduite du jour entassait quatre,
voire cinq, voire six collégiens dans la berline.
La motivation n'était pas écologique, elle n'était pas non plus économique
et qu'elle était simplement pratique.
On remplissait les caisses, non pas pour mettre une voiture de moins
dans les embouteillages.
Juste un seul adulte par jour se tapait la corvée de conduite des enfants.
Les autres parents pouvaient ainsi soit dormir, soit filer au boulot,
soit vaquer à leurs occupations.
La conduite scolaire, une corvée, le programme mobiscole,
est-il pour que la corvée soit mieux partagée
ou pour répondre à un enjeu écologique, un enjeu d'urbanisme ?
On va voir tout cela aujourd'hui avec mes invités du jour.
Thibaut Hardy, qui est chargé de projet au réseau Vélo et marche,
et Marianne Dufay, directrice vivacité Ile-de-France.
Bonjour Marianne et bonjour Thibaut.
Bonjour à toi.
Soyez les bienvenus au micro de Rion Libre.
Avant de rentrer dans le vide du sujet, vous, à titre personnel,
êtes-vous concernée par la mobilité scolaire en tant que parent ?
Moi, je vais répondre que oui.
Oui, et vous Thibaut ?
Alors Thibaut, je ne vous ai pas mis pardon.
Là voilà, on va mieux vous entendre.
Pardon, bonjour à tous et non, je ne suis pas encore parent.
Vous n'êtes pas encore parent.
Est-ce que, alors je vais me tourner vers vous Marianne,
est-ce que vous expérimentez d'une manière ou d'une autre
les différentes solutions que vous portez ?
Alors là, mon fils est assez grand, donc il est plutôt autonome.
Mais justement, s'il est autonome, c'est que assez rapidement,
en plus à sa demande, je ne sais pas si c'est un hasard,
il m'a demandé d'aller tout seul à l'école quand il était en C.U.1.
Donc on m'a pris pour un parent.
Indigné ?
Voilà, j'ai subi le regard des autres.
C'est quelque chose qu'on nous fait remonter beaucoup d'ailleurs.
Quand les parents osent justement l'autonomie chez ces enfants
dès le plus jeune âge, il peut y avoir un regard jugeant.
Et j'ai été dans ce cas-là, moi, mon fils, il m'a demandé en C.U.1,
donc j'ai jugé que c'était un petit peu tôt.
Et du coup, en C.U.2, on a pratiqué ensemble.
Du coup, le trajet ensemble et petit à petit,
je le lâchais un peu plus en amont et assez vite, il a été autonome.
Et ça, c'est beaucoup vu après dans la suite.
Il a pris le RER très vite.
Ça s'est beaucoup ressenti après dans sa pratique
en tant que citoyen qui se déplace dès le plus jeune âge.
De manière un peu autonome.
Et vous, en tant que maman, vous étiez stressée ?
Pas non, en fait, mais je pense que je ne suis pas partie
des statistiques des parents qui sont stressées.
Je ne sais pas pour quelle raison.
Enfin, si après, c'est lié aussi à une histoire de banlieuzard
qui traversait les villes à pas d'heures le soir.
Aujourd'hui, on parle beaucoup des questions de la place de la femme
dans l'espace public.
Je pense qu'à cette époque-là, on se posait moins de questions,
malgré le fait qu'il y avait autant de problèmes.
Mais je pense que c'est vraiment une question, effectivement, de représentation.
On a bien vu, avec l'étude de l'ADEME, aujourd'hui la cause principale
qui freine les parents à laisser leurs enfants aller à l'école, c'est la peur.
Mais ce n'est pas forcément la peur liée à l'accident,
mais c'est plutôt la peur liée à l'enlèvement ou des choses comme ça.
Or, statistiquement, en fait, c'est très rare, en fait.
Heureusement, j'ai envie de dire.
Mais la statistique n'a pas un chiffre, il ne faut pas être celui-là.
C'est celui-là qui emporte justement les choix des parents.
On va revenir sur Mobiscol.
Alors ça a déjà fait l'objet d'une émission Rayons libres il y a quelques années
avec quand Abel et Guggenheim étaient aux manettes.
Un lien vous sera évidemment mis dans la fiche de l'émission.
Marianne ou Thibau, est-ce que vous pouvez, Thibau, d'ailleurs,
est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi aujourd'hui, pour parler de Mobiscol,
j'ai deux interlocuteurs en face de moi ?
Alors, pourquoi une interlocutrice et un interlocuteur ?
Mobiscol, en fait, c'est comporté par deux structures.
Le réseau Vélo et Marche, qui est une association de collectivité
qui réunit à la fois des communes, des départements des régions,
à la fois les techniciens et à la fois les élus.
C'est pour reprendre ce que vous disiez tout à l'heure.
Effectivement, l'idée, c'est de pouvoir accompagner,
de faire monter en expertise ces territoires.
Et la deuxième structure, c'est Vivacité Lille de France.
Marianne, je te laisse expliquer et présenter.
Donc Vivacité Lille de France, c'est un réseau plutôt dans le champ de l'éducation populaire
et l'éducation, l'environnement, le développement durable en Lille de France.
Et pourquoi aujourd'hui on anime encore, qu'on a créé Mobiscol au niveau national,
c'est que l'équivalent de ce réseau existait en Lille de France.
Et c'était le premier réseau d'ailleurs qui avait été initié à l'époque par l'ADEME
et d'autres institutions en début des années 2000.
Et Vivacité s'est retrouvé à animer ce réseau à la fin de son existence.
Et il a été tout bonnement parti, il a été mis à la trappe, si je puis dire,
au moment du changement de présidence de notre région.
Et à ce moment-là, on avait effectivement le réseau Vélos et Marche
par un anciennement club Évillé Territoires Cyclables,
qui était un de nos partenaires privilégiés qui nous a proposé de porter le sujet au niveau national.
En se disant qu'il y avait vraiment un besoin et on ne s'était pas trompé en fait.
Et donc pour bien comprendre, donc Vivacité c'est une émanation régionale,
Mobiscol c'est un programme national, est-ce que, pour bien que les auditeurs comprennent et les auditrices comprennent,
Vivacité, vous avez des équivalents entre guillemets dans chacune des régions, c'est ça Thibaut, pour bien comprendre ou pas ?
Pas forcément, oui on a un Vivacité en Haut-de-France avec qui on est en contact.
Mais on a des structures comme les nôtres qui font ce qu'on appelle de l'éducation à l'environnement urbain.
C'est-à-dire en gros, c'est faire de l'éducation populaire pour rendre acteurs les citoyens et faire une ville résiliente et participer à la transition écologique.
Pourquoi on est de France ? C'est parce que la mobilité, pourquoi on a apporté le sujet, est un sujet essentiel.
C'est une des régions les plus impactées concernant les transports.
Et du coup, peu d'acteurs sur l'échanglement de pratiques en mobilité,
parce que c'est aussi des pratiques qui sont très difficiles à faire évoluer.
Donc l'intérêt, c'était de pouvoir développer cette culture en mobilité dès le plus jeune âge chez les plus jeunes.
Et donc les comités scolaires, c'est un bon moyen pour apprendre cette mobilité dès le plus jeune âge.
Donc voilà, en État-de-France, c'était hyper fort et on s'est rendu compte qu'il y avait aussi un besoin dans les autres régions.
Effectivement, et si je peux me permettre de compléter, c'était intéressant que ce soit justement porté au niveau national par le club des yéas territoires cyclables et marchables,
puis le réseau Volemarche, c'était une orientation du conseil d'administration, donc des élus membres du conseil d'administration du réseau Volemarche,
d'avoir un programme qui répond à un vide.
Il n'y a pas de structure qui arrivait à mettre autour de la table, autour d'un webinaire ou autour d'une rencontre,
à la fois acteurs des collectivités, donc techniciens et élus, associations qui sont effectivement souvent le fer de lance des actions de sensibilisation et d'accompagnement,
et les représentants de l'éducation nationale.
C'était un peu trois champs qui n'arrivaient pas à pouvoir discuter et changer.
Et donc, porté au niveau national par Mobiscole, il y a cette volonté effectivement de pouvoir acculturer chaque acteur dans cette logique effectivement,
où le premier déplacement de l'enfant qui est le déplacement pour l'établissement scolaire doit être le plus durable, actif possible, pour que ce soit une habitude prise tout au long de sa vie.
Et est-ce que vous parlez de durable et actif possible, mais est-ce que ce ne serait pas aussi une question de mobilité désirable ?
Un enfant n'a pas forcément hyper envie d'aller à l'école, est-ce que le fait, le trajet, s'il est agréable et qu'il est sympa,
finalement, ça ne contribue pas à une scolarisation qui est plus enthousiasmante ou plus enthousiasmée ?
Il y a cet enjeu, derrière les comités scolaires, on met à la fois des enjeux de lutte contre la sédentarité,
des enjeux aussi pour une ville plus durable, plus inclusive, adaptée à hauteur de l'enfant,
mais aussi, il y a beaucoup d'études qui le prouvent, avoir un déplacement actif le matin, en fait, on se met en marche, on se met en activité,
on est peut-être plus alerte quand on arrive à l'école et ça rend effectivement l'apprentissage plus agréable.
Le déplacement aussi, on le connaît aussi, quand on commence à marcher avec ses amis, c'est aussi un facteur de lien social.
On échange avec ses pères, on s'influence, on a un rapport agréable à ce déplacement.
L'enjeu, il est effectivement de pouvoir travailler sur tous ces champs des comités scolaires pour permettre à l'enfant d'avoir un maximum de chances dans son apprentissage.
Si on devait, allez-y, vous voulez parler de Marianne ?
Oui, juste pour compéter le récent témoignage qu'on a pu recueillir sur l'utilisation des véhicules intermédiaires légers,
les vellis, les vélo-bus, tous ces engins-là. Du coup, les enfants qui se retrouvent à, excusez-moi,
engueuler leurs parents parce qu'ils avaient loupé l'inscription pour utiliser le velli et ça devenait un jeu vraiment incontournable pour eux
pour se déplacer et se rendre à l'école. Donc oui, ça peut devenir un plaisir.
Aujourd'hui, si on devait résumer le programme Mobiscole en quelques lignes ou en moins d'une minute, comment on le définirait ?
Et là, j'ai les yeux qui tournent à droite et à gauche. Allez-y, oui, Marianne.
Avant tout, ça se voulait un portail, c'est-à-dire un port d'entrée où on pouvait trouver un certain nombre de ressources,
d'outils, de méthodologie et puis tous ces retours d'expérience, des actions menées par les collectivités et les associations qui se lançaient.
Et petit à petit, c'est devenu une communauté d'acteurs. L'idée, c'était vraiment de...
Enfin, aujourd'hui, ça devient de l'entraide et de la coopération entre acteurs qui partagent des bonnes pratiques ou des astuces
pour aller trouver les financements et les partenaires. Et du coup, on a structuré ça pour avoir à la fois justement
une mise en lisibilité des actions qui nous semblaient intéressantes à valoriser et d'autre part aussi des positionnements sur des sujets
qui, à travers des groupes de travail, des webinaires, permettaient de mettre en valeur des actions phares des comités scolaires.
Donc pour donner des exemples, justement, on a parlé des Vélobus, des Pédibus cette année, on a travaillé sur le plan stratégique,
le plan PDVS, le plan de déplacement des comités scolaires, donc qui est un peu l'outil stratégique où on peut parler de choses
beaucoup plus concrètes sur la participation des jeunes, comment les rendre acteurs de programmes de mobilité.
Donc c'est très très large et on essaie d'aller un peu sur tous les sujets pour répondre aussi aux demandes et aux questionnements qui remontent des territoires.
Et vous avez aussi en interlocuteur le ministère de l'Éducation nationale Thibaut ?
Oui, on a enfin trouvé une porte ouverte au ministère de l'Éducation nationale.
Non pas que c'était difficile d'identifier quelqu'un, mais effectivement c'est un partenaire incontournable,
mais on ne voulait pas arriver pour charger la barque de l'Éducation nationale qui est déjà quand même très très chargée sur ces différents domaines de compétences.
Donc l'idée c'était, et Marianne l'a très bien expliqué, d'arriver en fait avec des outils, d'arriver avec des retours d'expérience, expliquer que la mobilité,
les mobilités ça peut s'intégrer dans les différents temps d'apprentissage de l'enfant,
encore une fois que ce soit certaines matières, que ce soit aussi pouvoir se déplacer quand on pensait aller à la piscine, en sortie scolaire.
L'idée encore une fois c'est que l'apprentissage à la mobilité puisse s'intégrer dans ses parcours pédagogiques.
Et donc on a pu présenter face justement aux référents EDD, donc éducation et développement durable,
qui sont des référents qui sont un peu partout en France, notre programme, notre plateforme, notre outil.
Et pour aller dans le sens de ce que disait Marianne, en fait Mobiscol c'est un gain de temps pour un acteur qui souhaite se lancer dans les comités scolaires.
Un gain de temps parce qu'il va à la fois trouver des retours d'expérience, des financements, des points de vigilance à avoir, des outils.
Il peut même parfois directement rentrer en contact avec eux parce qu'on forme une communauté, donc on s'entraide.
La seule condition c'est effectivement pouvoir aussi apporter des choses à la dynamique.
Donc c'est un outil qui a été présenté à l'Éducation nationale de manière à ce que justement les professeurs,
les directeurs, directrices d'établissements scolaires puissent s'ouvrir à un tas d'actions nouvelles.
Il est 14h14, vous écoutez Rayon Libre, c'est le temps de la pause musicale.
On va s'écouter Un Petit Poisson de Juliette Grécoire, on se retrouve dans quelques minutes avec Marianne et Thibaut, c'est trop bien cette petite musicale et à tout de suite.
Un petit poisson, un petit oiseau, c'est mes d'amour tendre. Mais comment s'y prendre quand on est dans l'eau ?
Un petit poisson, un petit oiseau, c'est mes d'amour tendre. Mais comment s'y prendre quand on est là-haut ?
Quand on est là-haut, perdu au nuage, d'en bas pour voir son amour qui nage.
Et l'on voudrait bien changer au cours du voyage, ses alent-nages voir, les arbres en plongeoir, le ciel en baignoire.
Un petit poisson, un petit oiseau, c'est mes d'amour tendre. Mais comment s'y prendre quand on est là-haut ?
Un petit poisson, un petit oiseau, c'est mes d'amour tendre. Mais comment s'y prendre quand on est dans l'eau ?
Quand on est dans l'eau, veut que vienne l'orage, il y apporterait du ciel, il n'y a plus qu'un message.
On voudrait bien changer au cours du voyage, plus m'en écaille des alent-chandailles et des algampagnes.
Un petit poisson, un petit oiseau, c'est mes d'amour tendre. Mais comment s'y prendre quand on est dans l'eau ?
Un petit poisson, un petit oiseau, c'est mes d'amour tendre. Mais comment s'y prendre quand on est là-haut ?
Un petit poisson, un petit oiseau, c'est mes d'amour tendre. Mais comment s'y prendre quand on est dans l'eau ?
Et nous voilà de retour, toujours rayons libres. Deuxième partie, nous sommes toujours avec Thibault Hardy,
chargée de projet au réseau Vélo et marche, et Marianne Dufay, directrice Vivacité-Île-de-France sur causecommune93.fm.
Nous sommes en direct pour évoquer le programme Mobiscole.
Donc fin novembre, à Montpellier se tenaient les rencontres nationales Mobiscole.
Qu'est-ce qui se dit lors d'un tel événement et à quoi ça sert ?
Je commence.
Qu'est-ce qui se dit à un tel événement ? Beaucoup de choses.
Encore une fois, c'est assez représentatif de la dynamique incarnée par Mobiscole, c'est-à-dire qu'en termes de profil de personnes qui sont inscrites,
il y a des collectivités, pour beaucoup des techniciens. Quelquefois, ça nous arrivait d'avoir des élus.
On va avoir des associations nationales, locales, et puis on va avoir aussi, pour certains, des représentants de l'éducation nationale,
certains représentants de ministère. Marianne pourra en parler, mais ces années, on a eu une grosse composante de sécurité routière avec un atelier qui a été animé sur ce sujet-là.
Et donc, qu'est-ce qui se dit ? C'est des rencontres qui viennent... Il y a quand même un réseautage qui se fait.
C'est-à-dire que les gens apprécient énormément l'informel, pouvoir échanger assez librement sur qu'est-ce que tu fais, comment tu y arrives, quelle difficulté tu rencontres.
Ou quelles solutions tu as pu trouver sur tel ou tel sujet. Et puis, c'est aussi des rencontres où on essaie de faire monter un peu en expertise sur un certain nombre de sujets.
Donc, pour rentrer un peu dans le détail de ce que sont les rencontres, on a toujours pris l'habitude de faire ça sur deux jours.
En tout cas, là maintenant, c'est devenu un peu notre routine année par année, avec une première journée qui est dédiée à des visites de terrain.
Elles se font à pied, à vélo, de manière à incarner effectivement les mobilités actives. Comment on souhaite que nos enfants se déplacent pour aller à leur établissement scolaire.
C'est des visites qui sont commentées par les techniciens. On remercie toujours les collectivités qui nous accueillent.
Mais effectivement, ça va parler d'aménagements, d'actions pédagogiques, de sensibilisation qui ont été faites au temps de l'école.
Donc ça, c'est la première journée qui finit souvent par un petit pot de réseautage. Encore une fois, ça nous a été énormément demandé et du coup apprécié.
C'est-à-dire effectivement, on prend l'habitude de se parler en fait aux visites et puis on prolonge ça en fait lors de ce pot.
Et le lendemain, c'est la journée un peu studieuse. On a une matinée, mots d'ouverture, accueil quand même de la collectivité adhérente.
Donc effectivement, là on était à Montpellier, on était accueillis par Julie Frèche, qui était la vice-présidente aux mobilités de la métropole.
Et puis on a une plénière d'ouverture, on va prendre un peu de hauteur. Ça aussi, c'est assez symptomatique de ce qu'est mon biscole.
C'est qu'on va essayer quand même, parfois avec des paroles de chercheurs, sortir un peu quand même du terrain, prendre un peu de hauteur pour justement positionner un certain nombre de sujets.
Donc là, Marianne pour en parler, c'était la ville à hauteur d'enfants. Et l'après-midi, c'est des ateliers où là aussi, on essaie quand même de favoriser l'échange entre pères,
entre différents personnes, différents experts et différents territoires. Et donc là, cette année, effectivement, on avait un atelier sur la sécurité routière aux abords des écoles,
un atelier plutôt centré sur les collèges et les lycées. L'étude ADEM le mentionne très bien, mais l'entrée en 6ème est un élément très important pour l'automne de l'enfant.
Donc on a voulu le traiter comme ça. Et un atelier sur le savoir-rouler à vélo avec une entrée vraiment sur les quartiers prioritaires.
Parce que là aussi, c'est un sujet qui a beaucoup été traité dans le cadre de mobiscoles. C'est la question des quartiers prioritaires.
Alors, je me permets juste, ça fait deux fois que vous vous nommez cette étude de l'ADEM. C'est une étude qui est sortie en septembre 2025,
qui a été portée par l'ADEM, qui a été faite, je crois, par le cabinet d'études CISTE, et qui s'intitule « Les pratiques de mobilité des enfants de la maternelle au lycée en France »,
que nos auditeurs et auditrices pourront retrouver en lien sur la fiche de l'émission. Et après, ADEM, pratiques, mobilité, enfants, maternelle, lycée, France,
ils trouveront, ils tomberont dessus. Oui, vous vouliez rajouter quelque chose, Maria ?
Oui. Sur cette étude, en fait, elle était très attendue, parce qu'il n'y a pas d'étude qui s'égalait, dans le sens où on a pu croiser...
Donc, il y a eu des charges, nous, ce qu'on a demandé, c'est de vraiment croiser les gens de santé, les enjeux de pratiques, de mode actif, des enjeux de représentation des parents.
Enfin, vraiment, c'est très, très dense. Et pour information, toutes les données sont en peine sources, donc tout n'a pas été exploité dans cette étude.
Et l'échantillonnage est assez important pour pouvoir vraiment s'en emparer, pour compéter sur cette étude.
Moi, j'voulais juste revenir sur la table ronde que j'ai animée à Montpellier, parce que j'ai trouvé ça passionnant comme sujet,
parce que c'était un sujet qu'on avait aussi investi, qui était la vie, la hauteur d'enfant, en fait, ça fait un peu le concept philosophique, mais ça en est un aussi.
Non, mais il y a des chercheurs, des sociologues, des urbanistes qui travaillent là-dessus.
Du coup, on a essayé de rendre ça, d'une part, on a essayé de prendre un peu de hauteur.
Ou un peu moins de hauteur, justement.
Un peu moins de hauteur. Enfin, si, finalement, on en a appris un peu, quand même, mais après, c'était concret grâce aux visites,
puisque Montpellier est très investi sur ces questions de... Ils les appellent ça des parvis à hauteur d'enfant, c'est-à-dire qu'ils ont travaillé avec les enfants en concertation.
Donc, il y a eu vraiment un travail de production fait par les élèves, accompagné, bien sûr, par des acteurs types urbanistes-architectes,
pour qu'ils puissent être en capacité de faire des propositions et que ces propositions, elles soient ensuite déclinées pour qu'elles puissent être réalisables, en fait, devant leur école.
Et du coup, c'est un impact très fort, puisque les enfants se retrouvent finalement avec... Voilà.
Et puis, dans la concrétisation de leurs idées, en disant, regarde, papa, c'est moi.
Donc, c'est très important de... C'est quelque chose que nous, on défend beaucoup, c'est vraiment faire de l'éducation populaire,
et il n'y a que comme ça qu'on pourra réussir à ancrer les changements de comportement, où on va avoir des bons comportements et ne pas les changer après.
Du coup, dans cette table ronde, ce qui est important de citer dans les acteurs, c'est quand même, on avait l'UNICEF, qui porte la Beuilleville Amis des Enfants,
donc qui est assez emblématique, mais du coup, qui s'intéresse de plus en plus aux questions de déplacement.
On avait l'association Francesco Tonucci, qui est un peu un précurseur, un avant-garde, puisqu'il y a 30 ans, c'est une association italienne qui avait émergé,
et donc l'auteur avait écrit des ouvrages philosophiques, et du coup, qui se déclinent aujourd'hui de manière très opérationnelle.
Et enfin, on avait une chercheuse, donc les chercheurs font partie de notre dynamique depuis l'émergence, du coup, en sciences sociales.
Et c'est important justement d'avoir des chercheurs en sciences sociales et en sciences humaines, et non pas que sur des questions trop techniques,
puisqu'elle a travaillé sur les représentations des enfants à travers le dessin.
Et on se rend compte que le dessin est un outil très puissant, d'une part, pour comprendre comment l'enfant est conditionné par des déplacements qui sont très,
on va dire, cadrés par la chaussée, le passage-pied de tout le monde, etc., et pas par d'autres choses.
Et d'une part, le dessin est aussi un outil d'émancipation pour essayer de rêver une vie l'idéale, etc.,
qui peuvent être remobilisés ensuite pour travailler justement sur la concertation à hauteur d'enfant.
Donc du coup, c'était assez passionnant comme table au monde, et je pense que nos participants ont beaucoup apprécié.
Et ensuite, le concret, il est venu un peu plus l'après-midi, par contre.
Je peux lire dans cette étude, alors la question que j'ai envie de vous poser, c'est est-ce que finalement,
quand on adresse un programme qui s'appelle Mobiscole, est-ce que finalement les enfants ne sont pas acquis à la cause,
entre guillemets, et que ce qu'il faut persuader, ce sont les adultes ?
C'est ce qu'on lit dans cette étude, les parents pensent majoritairement que leurs enfants préfèrent la voiture aux autres modes de déplacement,
plus encore dans les drums, et bien loin derrière la marche ou le vélo, alors que les jeunes de 18 à 20 ans déclarent quant à eux en premier lieu
qu'ils auraient aimé utiliser davantage le vélo durant leur enfance, ils sont 22%, et que c'est devant la voiture à 20%.
Est-ce que ça veut pas dire que votre travail, finalement, c'est de convaincre les parents ?
Bien sûr que oui, c'est quand même les parents qui décident, ou en tout cas qui influencent très grandement la mobilité de leurs enfants,
après les enfants, c'est une porte d'entrée en fait, sur le noyau familial, parce qu'effectivement,
s'ils entendent un certain nombre de choses, un certain nombre d'arguments, s'ils l'expriment aussi d'une certaine manière,
comme disait Marianne par le dessin, les parents sont quand même un peu soucieux du bien-être de leurs enfants et vont pouvoir l'écouter,
mais vous faites très bien effectivement de rappeler quand même le poids des perceptions des parents.
Cette étude, elle révèle plusieurs choses, celles qui nous ont le plus marqués à Mobiscole.
C'est effectivement la perception, enfin, les parents tous entendent que leurs enfants n'auraient pas voulu se déplacer à vélo,
alors que pour certains, quand on leur pose la question, ils disent « Si, si, moi j'aurais bien voulu me déplacer à vélo ».
Il y a aussi la perception sur les distances, ils surestiment les distances pour justifier le fait que c'est plus pratique effectivement de se déplacer en voiture.
Et après aussi, les parents, ça c'est intéressant pour nous quand même, ils disent pour 73% je crois, ils disent quand même qu'ils sont prêts,
en tout cas ils demandent à ce que l'établissement scolaire et collectivité mettent en place des actions pour justement favoriser des modes plus actifs et durables.
Donc travailler, enfin, fort de ces constats-là, il faut travailler sur la perception des parents, donc il y a plusieurs champs d'action possibles.
Déjà, il y a rendre ces déplacements sûrs et agréables, il y a un certain nombre d'aménagements que les collectivités peuvent faire,
et il y a tout un travail aussi sur la communication à faire à dessination de ces parents.
Je vais être obligé de vous reprendre la parole parce qu'il est 14h25, vous écoutez RayonLib, nous sommes donc avec Thibaut Hardy chargé de projet au réseau Vélo et Marche,
et Marianne Dufait, directrice de l'Université Ile-de-France, ils viennent nous parler de Mobiscole, on va s'écouter la chronique d'Abel Guggenheim.
Avant, je vous pose la question juste pour après, c'est quels sont les moyens que vous avez pour travailler, est-ce que vous êtes en recherche de financement ?
Mais ça, vous aurez tout le loisir de répondre après la chronique d'Abel Guggenheim.
Abel, il va nous parler aujourd'hui d'IA, d'hallucinations, d'erreurs et d'oubli historique. Abel, c'est à toi.
Bonjour. On célèbre ces jours-ci les trois ans de l'apparition de Tchad GPT, et il est largement question dans le média d'intelligence artificielle.
Je vais joindre ma voix à ce concert. Je ne suis pas un spécialiste du sujet, et je ne vais évidemment vous donner ni information ni conseil,
que vous trouverez facilement ailleurs, en particulier sur Cause Commune, dans Parlez-moi d'IA, de l'ami Jean-Philippe Clément, et dans quelques autres émissions qui en parlent aussi.
Non, voici juste quelques observations d'un simple utilisateur d'Internet. Je ne pratique pas l'IA génératif.
Ma seule utilisation consiste à poser des questions en langage naturel, là où auparavant je cherchais les mots pertinents pour un moteur de recherche.
Comme beaucoup d'autres, j'ai trouvé des résultats dont je sais qu'ils sont inexactes, et pire, dont je me doutais en posant ces questions qu'ils le seraient.
Ma crainte est que, de la même façon que dans la circulation des informations, les fausses avancent au moins aussi facilement que les vraies,
mais avec en plus le tampon d'apparente scientificité de l'outil, un peu comme il y a l'a fait il y a quelques années, l'IA valide et solidifie les mensonges au moins autant que les vérités.
Et si jusqu'ici j'ai parlé de généralité, c'est évidemment dans le domaine du vélo que je connais bien, que j'ai testé d'IA.
Lorsque je pose la question, le sélérifère est-il l'ancêtre de la bicyclette ? On me répond oui, le sélérifère est généralement considéré comme l'ancêtre direct le plus ancien de la bicyclette.
Ce canular nationaliste, dont vous trouverez l'explication si vous ne la connaissez pas dans les pages sélérifère et dresienne de Wikipédia, qui ici livrait, a été démonté il y a déjà plusieurs années.
Mais il est probable que de nombreuses sources anciennes, mais peut-être aussi récentes, existent et ont été consultées par mon IA.
Autre question. Depuis quand la ville de Paris prend-elle en compte le vélo comme mode de déplacement ? La réponse de l'IA.
Paris a commencé à prendre le vélo au sérieux comme mode de déplacement à part entière, et non plus seulement comme loisir, à partir des années 2000, avec une accélération très nette à partir de 2007.
Suite ensuite d'un tableau avec des dates dont celle-ci, 2001 création des premiers couloirs de bus ouverts au vélo, 2010-2014, première bicyclette à protéger, séparateur physique.
Alors que ces aménagements étaient introduits en 1996, en même temps que le premier plan vélo, alors que le IA ne mentionne que celui de 2015.
Une seule date dans cette liste est exacte, le lancement de Vélib en 2007, mais elle est présentée explicitement dans le résumé comme début de la prise en compte réelle du vélo.
Alors qu'en fait le succès médiatique et politique de Vélib marque le début d'une décennie d'un très net ralentissement de la réalisation d'aménagements cyclables entre 2008 et 2018. À lundi prochain.
C'était Abel Gougenheim. Merci beaucoup Abel, l'IA et l'effacement mémoriel. Très vite Marianne ou Thibaut, quels moyens avez-vous aujourd'hui pour travailler ?
Est-ce que vous êtes en recherche de financement ?
On est effectivement en recherche de financement pour parler des moyens. Il y a qui ? Derrière Mobiscol, il y a deux ETP de Vivacité, l'île de France qui se partage le travail dessus.
Il y a le temps aussi d'un ETP du réseau VOLOMARGE, donc c'est moi et effectivement ça c'est des ressources humaines derrière lesquelles il faut adosser des moyens.
On a un partenariat avec l'ADEME en 2025, on espère qu'il va se prolonger en 2026 parce que c'est un élément très important, très largement ouvert à des partenariats.
Merci beaucoup, je suis obligé de couper. Merci beaucoup auditeurs, auditrices. Ça y est ce rayon libre est terminé. N'oubliez pas le vélo est une chance, ce serait dommage de ne pas l'enfourcher.
Merci Thibaut Hardy et Marianne Dufay d'être venus nous expliquer Mobiscol, comment vous travaillez et ce que vous portez. Auditeurs, auditrices, n'oubliez pas le micro est à vous ce vendredi 19h30 au 22 rue Bernardi, mai Paris 18, venez nous rencontrer.
Et puis restez sur 93.fm à la semaine prochaine et emmenez vos enfants à l'école, à vélo ou à pied, ça sera pas mal. Merci beaucoup.
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