Parlez-moi d'IA. Mesdames et messieurs, bonjour. Je suis un super-ordinateur Karl, cerveau analytique de recherche et de liaison. C'est une machine qui ressent les choses. On nous raconte n'importe quoi sur l'IA. Alors, qu'est-ce que tu en dis ? Moi, je n'en dis rien du tout. La créativité, elle reste du côté de l'humain. Parlez-moi d'IA, présenté par Jean-Philippe Clément. Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, nous allons à la découverte d'un acteur public régional qui fédère 1900 adhérents et qui a décidé de leur proposer un service d'IA performant, mutualisé, souverain et le plus possible frugal. Accordez-vous 30 minutes pour interroger une nouvelle fois ce que provoque l'éruption de l'intelligence artificielle dans nos vies et pour comprendre qu'une autre IA est peut-être possible. Cause Commune, 93.1 FM. Vous êtes bien sur Cause Commune. La voie des communs, la voie des possibles. Vous nous écoutez effectivement sur la bande FM 93.1 à Paris, sur le DAB Plus dans toute la France. Vous pouvez aussi nous écouter sur notre magnifique site web et notre app mobile. On se retrouve bien entendu également sur votre plateforme de podcast préférée. Cause Commune est une radio associative animée uniquement par des bénévoles boostée par un énergique directeur d'antenne, Olivier Grieco, que l'on remercie au passage. Chers auditeurs, nous avons besoin de vous. Quelques petits gestes pour vous ont un impact énorme pour nous. Usez de vos super pouvoirs sur les plateformes, sur les réseaux. Abonnez-vous, commentez, likez, partagez. C'est notre seule récompense et cela nous fait connaître car ça manipule les algorithmes et... cool de manipuler un algorithme. Vous écoutez, parlez-moi d'IA. Il est sans doute possible d'utiliser la puissance et les nouvelles capacités de l'IA sans forcément obligatoirement passer par les grands acteurs américains qui sont chers, peu transparents sur leurs outils et leurs usages de nos données et particulièrement voraces en énergie, en mètres carrés de data center. Ça, c'est notre conviction. Mais il faut encore trouver de vrais exemples pour l'illustrer et pour la concrétiser. Alors, dans notre quête de cette autre IA, finalement, on ne pouvait pas passer à côté de l'Agence régionale du numérique et de l'IA, de la région Bourgogne-Franche-Comté, on dit plus communément l'ARNIA, et de ses récents développements, il date de 2025, dans ce domaine. Et ce matin, on a la chance d'avoir avec nous le directeur général de l'Agence. Bonjour, Jean-Philippe Clément. Merci d'être avec nous dans le studio de Cause Commune. Vous avez fait le déplacement pour nous, merci beaucoup. Parlez-moi d'IA, Nicolas, et commençons peut-être par une présentation de l'Agence régionale du numérique et de l'IA, donc de l'ARNIA. Elle ne date pas de 2022, elle n'a pas été lancée avec ChatGPT, et puis elle ne s'appelait pas comme ça au début. Tout d'abord, merci, Jean-Philippe, pour cette invitation et le plaisir que j'ai d'être ici et de parler d'IA. Effectivement, l'ARNIA, elle a aujourd'hui 18 ans sur le territoire de la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est née avant la fusion des régions, et elle est née d'une volonté du territoire, parce qu'il y avait la région, quatre départements, et puis l'État, qui ont voulu fonder un groupement d'intérêts publics autour d'une problématique de numérique et une obligation réglementaire qui a tenu une obligation de se doter pour les collectivités territoriales et leurs établissements d'un profil acheteur, c'est-à-dire, grosso modo, pour faire simple, numériser les marchés publics. – Ça, c'est une réforme qui date de... – 2017. – C'est ça, oui. Et du coup, ça demande aux collectivités de se numériser, finalement, dans la fonction H.A., c'est-à-dire de permettre d'être plus transparent dans la... Exactement. Donc, dans la procédure des marchés publics, de pouvoir recevoir et échanger les documents avec les entreprises soumissionnaires dans le cadre d'une procédure de marché public, et donc permettre l'orodatage, l'envoi de mail, et tracer, finalement, les échanges qu'il peut y avoir entre l'acheteur d'un côté et les entreprises de l'autre. – Et donc, ça commence comme ça, finalement, avec ce groupement-là, pour proposer à toutes les collectivités de la région cette plateforme, pour qu'elle soit mutualisée, finalement, pour que tous les petits puissent facilement aller dans le sens de la réglementation. – Exactement. On a sur le territoire, et on ne fait pas, finalement, exception sur le territoire français, mais beaucoup de petites collectivités des communes de moins de 500, qui n'avaient pas forcément les moyens ni techniques ni financiers d'investir dans ce qu'on appelle, nous, aujourd'hui, une salle des marchés ou un profil acheteur, et qui nécessitaient, finalement, de se transformer assez profondément. Et donc, c'est là que la mutualisation est arrivée, avec tout son intérêt, à la fois technique et financier. – Et même si on remonte un peu plus loin, moi, j'en souviens de l