Liberté sur paroles du 19 octobre 2026. Avec Eleonore Bridge
« Octobre rage, sous les rubans, la colère » (Ed. leduc) est à la fois un récit autobiographique, un journal de maladie, un essai féministe et une critique politique des représentations du cancer du sein. Éléonore Bridge, autrice, photographe et créatrice de contenus, y raconte les mois qui suivent la découverte d’un cancer du sein en juin 2025.
L’autrice rejette les injonctions à être forte, positive, résiliente et inspirante. Selon elle, la société attend des femmes qu’elles continuent à prendre soin des autres même lorsqu’elles sont malades. Elle attaque particulièrement la métaphore guerrière du cancer, estimant qu’elle culpabilise les malades qui ont peur, qui craquent ou qui meurent. Cette rhétorique permet surtout de rassurer les proches et la société plutôt que d’aider réellement les patientes.
Sa colère vise également Octobre rose, ce « pinkwashing » des marques, la marchandisation de la maladie et les campagnes de communication qui transforment les patientes en icônes souriantes.
Selon elle, ces campagnes invisibilisent : la peur ; les difficultés psychologiques ; les inégalités d’accès aux soins et surtout les causes environnementales possibles des cancers.
Car, le dépistage c’est bien, mais c’est la deuxième étape. La première serait pas exemple que faire de la santé publique une priorité en ne votant pas des lois autorisant des produits nocifs pour la santé des citoyens au nom du profit maximum !