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#37 – Collecte solidaire et « La famille Croquembouche », comédie musicale

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Bienvenue à la radio de Côte-Commune !
Il y a un effort dans le jardin !
Bonjour, bonjour à toutes et à tous !
Zéronique Soule est au micro pour l'actualité culturelle des enfants,
petits et grands, en Île-de-France.
Une émission pour les adultes qui n'ont pas oublié qui, elles, ont d'abord été des enfants,
c'est-à-dire vous, auditeurs et auditrices qui nous suivaient depuis longtemps ou depuis peu,
et celles et ceux qui nous découvrent aujourd'hui.
Chaque mercredi sur Côte-Commune, à partir de midi
et pendant une heure et demie, ou bien on réécoute à tout moment,
écoute « Il y a un éléphant dans le jardin »,
vous fait découvrir artistes, créateurs, initiatives, médiations
qui offrent aux enfants de quoi nourrir leur imagination et leur curiosité en tout cas,
ce qui nous semble original, réussi, intéressant, avec des reportages,
des chroniques, des interviews ou des lectures,
concoctés par les chroniqueuses et chroniqueurs de cette émission et moi-même.
Aujourd'hui, avec moi, au fil de l'émission,
Elsa Gounod pour sa chronique littéraire et Lionel Shanaï pour sa lecture.
Au programme, aujourd'hui.
Depuis le début du mois,
libraires et artistes s'associent en soutien solidaire aux Palestiniens et Palestiniennes.
Des ventes d'illustrations, originaux ou tirages,
sont organisées un peu partout en France
au profit de trois organisations palestiniennes soigneusement choisies.
Lotrice, Illustratrice, Imbar et L'Air Algazie,
l'une des organisatrices de ce projet,
nous en parle, ce sera dans quelques instants.
La comédie musicale La Famille Croque en Bouche,
qu'on a pu voir l'année dernière à la scène parisienne,
est depuis le début novembre et jusqu'à la mi-février
à l'affiche du théâtre Le Funambule à Paris en 18e.
Cette histoire de famille d'ogre pas comme les autres,
écrite par Karl Hallach, à voir réécouter dès cinq ans et drôlement réussie.
Et parce que je l'aime vraiment bien,
je vous propose d'écouter ou de réécouter l'interview,
réalisée il y a tout juste un an,
avec l'auteur, le metteur en scène et les interprètes.
Ce sera dans une vingtaine de minutes.
Puis El Zagouno présentera sa chronique Grand Livre pour petites personnes.
Il y en a le Chennai cultureur à cette émission,
avec la lecture d'un extrait d'un roman de littérature générale
sur le thème de l'enfance.
Écoute, il y a un éléphant dans le jardin,
c'est l'émission qui ouvre des fenêtres sur l'actualité culturelle des enfants.
Nous sommes ensemble pour une heure et demie, alors c'est parti.
Il y a un éléphant dans le jardin, hé !
Pas de nouveautés audio pour enfants cette semaine,
faute de parution qui m'aurait accrochée l'oreille.
Aussi, je vous propose d'écouter un extrait du conte musical
Malévolo et l'oiseau qui fait venir le jour,
écrit, chanté, comté par Yanowski avec Inès Vallarché.
Un spectacle musical créé en juillet 24 à Avignon
et qu'on pourra voir dimanche 29 novembre à 15h
au Musée d'Orsay dans le cadre de sa programmation Musique et Môme.
Les tarifs sont de 12 à 18 euros, c'est gratuit pour les moins de 12 ans,
mais ce sont des tarifs en fait d'entrée au musée.
Malévolo, le terrible marchand d'oiseau de Venise,
est prêt à tous les stratagèmes pour s'enrichir
et donc capturer l'Uccinello, l'oiseau qui fait venir le jour,
au risque de plonger la ville dans l'obscurité.
Mais c'est sans compter sur l'intervention d'un violoniste virtuose
et d'une acrobatte.
Le conte mêle narration, chansons, extraits musicaux classiques
interprétés par Hugues Borsarello au violon
et sur le disque seulement par l'orchestre L'Amoureux.
Le registrement apparut l'année dernière sous forme de livre,
un album illustré par Mathieu Fayette,
édité par Andantino avec un lien d'écoute vers les plateformes
ou pour télécharger de mp3.
Et bonus non négligeable, le CD est offert sur simple demande,
l'extrait qu'on écoute, chansons pour voler un zolis oiseau.
Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente.
Malévolo, le plus grand voleur d'oiseau de tous les temps.
Avec mes appos, je suis capable d'imiter tous les chants d'oiseau.
Vous entendez ? Tous les chants.
Déjà petit enfant, je fabrique des pièges pour attraper les mouches.
Mais dites-moi, vous aimeriez bien connaître ma méthode
pour capturer ces moïdis volatiles ?
Bon, très bien.
Tout d'abord, il nous faut choisir une espèce d'oiseau.
Laissez-moi réfléchir.
Un moineau, mais non, cela n'a aucune valeur.
Un corbeau, mais non, ça porte malheur, je sais.
Le piranga écarlate, mais oui, avec son corps bleu et sacrée trouche,
une sacrée affaire qui pourrait bien rapporter au moins 20 000 couronnes.
Alors, comment capturer un piranga écarlate ?
Écoutez bien.
D'abord, je dépose une petite chenille sur un traiteau.
Puis, je fais entrer le plateau dans la cage.
Ensuite, j'imite son chant avec cet appos spécialement conçu
pour ce genre de volatiles.
Dès qu'un piranga apparaît,
je chante pour le faire entrer à l'intérieur de la cage.
Zolis oiseau !
Zolis oiseau !
Zolis oiseau !
Et lorsque l'oiseau s'approche de la cage,
et bang !
Alors, ne suis-je pas un artiste ?
Que dis-je, un artiste ?
Un génie !
Musique !
Les reins zolis oiseaux qui volent,
les pattes en ciseaux,
le bec en l'air,
le plumage à tir de l'.
Pas besoin d'une voix de mezzo,
ou de chanter amoroso,
du Vivaldi ou des cantates de Handel.
Suffit de connaître l'astuce,
et d'allonger son cubitus,
afin de poser quelques miettes sous l'ombrel.
C'est ça hier un air innocent,
des ronds d'os soit dit en passant,
un madrigal ou le canon de Pachelbel.
Entre les reins zolis oiseaux,
reprenons le cours à zéro,
inutile de jouer les azous à l'école.
Se menir d'un joli zappot,
imiter Krauss ou Caruso,
attendre que les zygomatiques s'y collent.
Lorsque surgit le damoiseau,
tirer la corne furioso,
dès que le zygoto gigote dans sa cage.
Fêter la saisie aux casous,
compter les pièces et les sous,
scioter le zyg et procéder au bisutage.
Et temps d'à se cacher.
Voilà, je vais appeler ces oiseaux avec mon zappot.
Oh, en voilà un pire regard à Carlate.
Oh, il faut le faire rentrer dans la cage.
Zolis oiseaux,
zolis oiseaux,
zolis oiseaux.
Que surgit le damoiseau,
tirer la corne furioso,
dès que le zygoto gigote dans sa cage.
Fêter la saisie aux casous,
compter les pièces et les sous,
scioter le zyg et procéder au bisutage.
Fêter la saisie aux casous,
compter les pièces et les sous,
scioter le zyg et procéder au bisutage.
Tout au long du mois de novembre,
et cela continue en décembre,
des libraires et des artistes,
illustrateurs ou illustratrices,
se sont associés pour apporter leur soutien
aux Palestiniens et Palestiniennes à Gaza,
en organisant une collecte solidaire
dans des librairies un peu partout en France.
Ainsi, à Paris demain jeudi,
à partir de 18h,
à la librairie La Régulière,
Rue Mira, dans le 18e arrondissement,
aura lieu la vente solidaire d'illustrations
originaux ou tirages,
de plusieurs artistes parmi lesquels
je peux citer Caroline Kruzina,
Bernadette Gervais, Camille Louson,
Marie-Noël Orvat, Amélie Fontaine et d'autres.
Pour en savoir davantage
sur cette collecte solidaire,
j'ai joint en début de semaine
l'autrice-illustratrice Imbar Eller-Algazie,
l'une des organisatrices micro.
Imbar, ma première question sera
pour vous demander comment cette collecte solidaire
en soutien aux Palestiniens et aux Palestiniens
a démarré ?
Alors, au début de l'automne,
il y avait la tribune des professionnels
de livres à jeunesse qui est sortie,
celle pour les droits des enfants palestiniens
et en soutien à la Palestine.
Et suite à ça, j'étais contactée
par deux amies libraires,
Ingrid Ledrow, de la librairie Le Livre en Fête,
à Fiéjac, et Chloé Benetto,
de Paysages humains à Toulouse,
de très chers amis.
Et elles m'ont invitée à organiser avec elles cette collecte.
Les deux libraires étaient déjà militantes
dans la librairie et à l'extérieur aussi,
mais c'était dans le choix de livres,
dans les soirées.
Et on a décidé d'un peu continuer
cette idée-là dans l'action
et d'inviter libraires et illustrateurs
de nous rejoindre pour cette collecte.
On a lancé ensemble un appel
aux libraires et aux artistes.
Pourquoi ces deux libraires se sont adressés à vous ?
Déjà, je connais Chloé Ingrid depuis longtemps.
C'est une des avantages de ce métier,
c'est le lien précieux qui s'entissait.
Après, elle savait que j'étais engagée de mon côté
sur de nombreux projets pour Gaza,
sachant aussi que je suis de nationalité israélienne.
Et je trouve que s'engager face au génocide à Gaza,
c'est une obligation.
En fait, c'est mon obligation humaine.
Et évidemment, c'est encore plus fort,
connaissant la situation de près.
Et on a réfléchi ensemble sur les organisations
pour lesquelles on va faire cette collecte.
Il y a UNRWA, il y a Jawad Camp,
qui est un projet d'école lancé pour une journaliste à Gaza,
qui a d'ailleurs perdu sa fille en génocide.
Et il y a Clean Shelter, qui est une organisation
qui s'en occupe d'accès à l'eau,
des tentes, des choses qui sont extrêmement urgentes en ce moment.
Sachant que l'hiver arrive,
beaucoup de gens vivent dans des tentes depuis deux ans,
détruites par le temps, le chaleur.
Et maintenant, l'hiver, on a choisi ces trois organisations-là,
espérant que c'est ceux qui peuvent encore agir sur le terrain.
On sait que beaucoup de monde se sont mobilisés
et ils se sont trouvés très frustrés avec les camions
qui étaient bloqués à l'extérieur de Gaza.
Donc là, il est question de faire parvenir quoi à ces trois associations
ou ces trois organismes ?
Alors là, dans les soirées qui sont organisées,
il y a une collecte qui est faite.
Il y a plus de 60 artistes qui participent,
qui ont donné des œuvres, soit des originaux, soit des tirages,
qui sont mises en vente dans les librairies.
Et avec les sommes qu'on collecte,
on va les verser dans ces trois organisations-là.
Là, l'argent peut arriver ?
Oui, on a choisi les trois organisations qu'on a vraiment vérifiées,
qui arrivent à opérer en ce moment à Gaza.
Donc vous avez fait un appel aux auteurs, aux illustratrices,
enfin aux artistes, comme vous avez dit,
pour qu'ils fassent ou qu'elles fassent des dons.
Il y a beaucoup de monde qui a répondu à votre appel.
Oui, moi j'étais très émue de voir tant de libraires
et des artistes répondre avec une grande générosité.
Et c'est vraiment beau parce qu'on a aussi fait le lien parfois
entre des librairies qui n'avaient pas des artistes autour d'eux
qui pouvaient participer, avec des artistes qui étaient un peu
de leur côté loin des librairies.
Et oui, il y avait un travail derrière d'organisations
pour être sûr que toutes les librairies qui veulent participer
vont pouvoir le faire.
Pour les soirées de lecture, on a travaillé avec l'ABAM à Marseille,
qui est une organisation des médiathèques arabophones,
avec eux on a choisi de textes des écrivains palestiniens
de Cisjordanie et de Gaza, des poèmes à lire,
avec la biographie de chaque écrivain, avec des infos,
sachant qu'il y a un grand problème d'invisibilisation
de ces écrivains et ces écrivaines.
Souvent leurs textes sont utilisés sans leur accord publié.
Et là, c'est extrêmement important pour nous qu'ils soient au courant
que les lectures soient personnelles.
Qu'est-ce que vous entendiez par personnel ?
Ça veut dire justement de ne pas le lire de manière
je dirais pas exactement anonyme, il y a leurs noms qui sont signés,
mais je pense qu'il y a quelque chose qui est problématique
à publier de textes des personnes sans forcément qu'ils soient au courant,
alors que ce n'est pas particulièrement compliqué
d'essayer de trouver le contact à travers les réseaux sociaux ou autres.
Et on voulait que le texte qui soit lu,
on va pouvoir, si les Libravels,
on va pouvoir contacter les écrivains et leur dire
qu'il y a une soirée où leurs poèmes sont lus.
Ces lectures sont faites un petit peu partout en France,
dans les librairies sur le territoire ?
Oui, alors on a contacté l'ABAM pour nous créer
ce document des poèmes et on a envoyé ce texte
à toutes les librairies qui souhaitaient faire de lecture.
Mais sont des lectures en français ou en arabe ?
Ça dépend des possibilités des librairies.
Les libraires qui ont autour d'eux des personnes arabophones,
je pense que c'est toujours mieux de le lire dans la longue écrite de texte.
Ceux qui ne peuvent pas, mais il y a les versions en français aussi, bien sûr.
La Collecte Solidaire a démarré le 3 novembre.
Elle se prolonge, vous aviez donné comme date limite le 23 novembre,
mais elle se prolonge bien au-delà.
En région parisienne, est-ce qu'il y a déjà des librairies
qui ont organisé les Collectes Solidaire ou elles sont à venir ?
Alors il y a le 20 novembre une soirée à la Régulière de Vente Solidaire.
On sait déjà qu'il y a de nombreux, nombreuses artistes qui vont y participer.
Donc le 20 novembre au moment de la diffusion de l'émission, c'est demain.
Jeudi 20 novembre à la Régulière qui rumira dans le 18e arrondissement de Paris.
Et il y aura également une soirée, on n'a pas encore la date, à la librairie La Petite Egypte.
Qui elle est en le 18e arrondissement, si je ne me trompe pas.
Et une vente qui s'organise à la librairie Envie de Lire à Ivry-sur-Seine.
Donc en banlieue, et puis je crois que vous m'avez dit qu'il y en aura une aussi au Rit de Rouge.
Oui, il y en aura au Rit de Rouge aussi.
Donc dans le 18e arrondissement, qui est une autre librairie très active dans cet arrondissement.
Imbar, j'aimerais bien que vous disiez deux mots aussi sur la superbe affiche qu'a réalisé Kitty Croteur.
Oui, on avait une énorme chance que Kitty Croteur soit d'accord pour nous créer cette merveilleuse affiche.
C'est une artiste formidable, que j'admire énormément et je suis contente de le voir à nos côtés sur ce projet.
Qu'est-ce qui vous touche le plus dans cette initiative ?
Pour moi, personnellement, ce projet fait le pont entre, pour moi, les engagements.
On peut dire privés, mais ce n'est pas forcément privés, mais les engagements, on peut dire hors mon métier.
Des manifs, des contacts avec des personnes à Gaza, de nombreux projets que je manais, on peut dire, à part de ma vie d'autrice et illustratrice.
Et dans ce projet, j'étais très émue de faire le lien avec mon métier et de le faire en tant que collectif
et de le faire avec des personnes de différents éléments de la chaîne de livres.
Et chaque lien comme ça, des libraires, des coups de fil avec eux, assistés au soirée.
J'étais très contente de pouvoir être à Toulouse pour la soirée, la librairie, l'usage humain.
C'est quelque chose d'extrêmement précieux, je pense, d'agir aussi au sein de nos métiers.
Est-ce que vous avez déjà récolté des sommes d'argent ou c'est encore à venir ?
On a déjà commencé à récolter des sommes parce qu'il y avait déjà plusieurs soirées qui ont pris lieu dans différentes villes,
sachant qu'il y a des soirées des Pyrénées jusqu'en Belgique, donc c'est très beau à voir.
Et oui, on espère continuer la collecte et puis aussi peut-être continuer avec ce réseau qui a été créé pour continuer à faire des choses.
Imba et l'Air Algazie, pour les auditeurs et auditrices qui n'habitent pas Paris
ou qui n'auront pas l'occasion de se rendre à ces collectes solidaires ou à ces soirées solidaires,
comment elles peuvent aider, participer ?
Alors pour les personnes qui veulent participer dans ce projet,
déjà il y a des nombreuses publications sur les réseaux sociaux par des artistes et par librairie.
Ils peuvent contacter directement un d'eux.
Et sinon on a notre adresse mail qui est collecte.artiste-librairie, en pluriel les deux, .solidaire-protant.me.
Imba et l'Air Algazie, merci beaucoup.
On invite tous nos auditeurs et auditrices en tout cas à se rendre pour ceux qui habitent en région parisienne à la librairie La Régulière demain jeudi soir à 18h.
Cette collecte solidaire en fait est organisée par deux librairies qui se sont réunies en un seul lieu, c'est bien ça ?
C'est bien ça, on a la librairie Loumore Vagabond Jeunesse qui travaille avec La Régulière pour s'organiser cette soirée.
Merci beaucoup Imba, et puis on espère que cette collecte solidaire va rencontrer un très grand succès. Merci à vous.
Vous écoutez qu'on se promule.
La collecte solidaire en soutien palestinien et palestinienne à la librairie La Régulière rumira à Paris dans le 18e à lieu demain jeudi à partir de 18h.
Pour toute demande d'infos sur des autres dates ou pour apporter directement votre participation,
je vous rappelle l'adresse collecte.artistelibraire.solidaireatproton.me
Adresse à retrouver sur la page de l'émission.
Et petite rectification post interview, la Bahame à Marseille c'est le sigle de bibliothèque arabe associée de Marseille.
Imba Hareller-Algazi, autrice illustratrice, a publié en 2022 son premier album aux éditions Les Fourmis Rouges, le livre de Jill et Flop.
Et depuis plusieurs livres ont suivi chez différents éditeurs.
Refuge, Mouchette, son tout dernier, a paru en octobre aux éditions Les Fourmis Rouges et nous en reparlerons bientôt.
Adresse à la famille Croquambouche, la comédie musicale écrite par Carla Lac avec le musicien Ben Wallace qui se joue à nouveau à Paris, cette fois au théâtre Le Funambule.
Depuis le début de ce mois et jusqu'en février et parce que j'aime particulièrement ce spectacle découvert l'année dernière,
je rediffuse l'interview réalisé avec une partie de l'équipe du spectacle à l'issue de la représentation.
C'est sur cette chanson, la chanson de l'Ogre, que s'ouvre la famille Croquambouche, la comédie musicale écrite par Carla Lac et mise en musique par Ben Wallace.
Une chanson qui met tout de suite l'eau à la bouche car on devine que cette histoire d'Ogre salivant rien qu'à l'idée de cuisiner des enfants,
mais seulement les mal élevés, va faire frissonner son public, lecteur, auditeur ou spectateur, non pas de trouille mais de rigolade.
Dans la famille Croquambouche, il y a le père Ogre, Ragnard, la mère Augresse, Dufesse et Gourmelin, leur grand-fiston dont le restaurant tient sa réputation à leur recette d'enfants mijotés.
Mais les enfants du coin sont devenus sages et c'est la crise au restaurant.
Jusqu'à l'arrivée inopinée de Cacahuèque, une gamine qui ne s'en laisse pas compter et va faire voir la vie sous un autre jour à cette famille Augresque et du coup changer la sienne.
Tout est savoureux et même jubilatoire dans la famille Croquambouche.
Par son histoire d'abord, les histoires d'Ogre ne sont plus si courantes aujourd'hui et celle-ci est réjouissante avec ses quatre personnages au caractère affirmé mais loin des poncifs habituels et que l'on voit évoluer en douceur.
Par son propos aussi, tout en filigrane, sur l'ouverture aux autres, la construction d'une famille ou encore la malbouffe.
Par son écriture encore, du récit, des dialogues, des chansons, une écriture rythmée avec de jolies sonorités et le plaisir de la langue pour évoquer les plaisirs de la table.
Sans oublier, la musique et sa grande variété instrumentale est donc la quinzaine de chansons interprétées par les quatre personnages.
Deux formules pour découvrir la famille Croquambouche. Le livre CD paru début 2024 aux éditions Greene-Albert et le spectacle créé en 2023 au studio Heberto puis repris en fin d'année dernière à la scène parisienne.
C'est là que je l'ai découvert et qu'on peut dorénavant voir depuis le début de ce mois et jusqu'à la mi-février 2026 au théâtre de Funambule à Paris dans le 18ème.
La mise en scène de Patrick Courtois, les costumes, la scénographie, les chorégraphies qui sont à la fois simples et recherchées,
tout en harmonie avec une importance accordée au détail dans le jeu comme dans l'interprétation, tout cela rend le spectacle très attachant.
Les quatre interprètes Audrey G. Scott, Rebecca Blardon en alternance avec Catherine Salamito, Fabrice Bandera et Nathan Hadjaj sont aussi bons comédiens que chanteurs.
Je suis ravie que la famille Croquambouche, avoir avec les enfants des quatre ou cinq ans, soit de nouveau sur scène.
Alors j'en profite pour rediffuser l'interview réalisé l'année dernière à l'issue d'une des représentations avec Carla Hallak l'auteur,
Patrick Courtois, metteur en scène et les comédiens et comédiennes Audrey G. Scott, Rebecca Blardon et Fabrice Bandera.
Mikro, Carla Hallak, vous êtes l'auteur de la famille Croquambouche. Tout à fait. Alors je vous avoue, j'ai été voir sur le net, j'ai regardé partout.
Je n'ai pas du tout compris dans quel ordre vous aviez fait les choses. Est-ce que le livre CD est sorti avant le spectacle ?
Est-ce que vous avez écrit le texte de la famille Croquambouche pour le spectacle, pour la mise en scène ou pour le livre ?
Je vais être très honnête avec vous, j'ai tout fait dans le désordre. En fait, ça a commencé pendant le confinement où je me suis demandé
à quoi ressemblerait ma vie sans mes enfants, à quoi ressemblerait mon confinement d'abord sans mes enfants, puis de façon plus large, ma vie sans les enfants.
Et puis après, j'ai réfléchi avec mes enfants à trouver une histoire pour réfléchir justement à la notion de famille.
Donc on a pris une petite fille et on l'a glissée dans une famille qui dévore les enfants. Et puis on a essayé de laisser infuser un petit peu et de voir ce qui se passait.
Voilà donc on a inventé l'histoire. Le on, c'est mes trois enfants et moi, donc Alexandre, Pauline, Baptiste et moi.
Et puis on a inventé l'histoire, on a cherché, on a écrit les chansons et ensuite on a présenté ça à Patrick qui a eu envie de rentrer dans l'aventure avec nous
à la mise en scène et à la production du spectacle. Evidemment Ben Wallace qui a fait les musiques était déjà de la partie.
Et à ce moment-là, il y a eu les éditions Green Albert qui ont eu envie de sortir cette histoire en livre.
Donc j'ai écrit l'adaptation pour le livre en même temps que j'écrivais l'adaptation pour le spectacle, tout en même temps.
Tout s'est créé en même temps et tout s'est pollué dans le bon sens du terme.
Ce n'est pas si courant d'avoir quatre comédiens sur scène pour un spectacle de jeune public parce que c'est pas donné donné au niveau financier, je dirais.
On est plutôt habitué à deux personnages au maximum et deux comédiens qui vont jouer plusieurs rôles s'il y en a davantage.
Comment vous avez projeté la famille Croquambou ?
Effectivement, on est confronté toujours à des réalités économiques.
C'est vrai que plus que vous avez de comédiens sur scène, plus ça coûte cher.
On est en face de très grosses machines avec des prix très élevés en termes de billets d'entrée, de coûts d'entrée pour les spectateurs.
Nous, on a toujours voulu s'adresser à une large majorité de gens issus de tous les milieux.
Donc on essaye de garder des prix raisonnables, de faire des petites promotions pour qu'ils aient envie de venir,
que le spectacle puisse véhiculer l'idée qu'on en a.
Grosso modo, on sait que quand on est en représentation sur Paris ou sur Avignon pour présenter les spectacles, on perd de l'argent.
Mais pendant les tournées, comme ce sont des événements qui se font en province et pas 60 représentations qui se suivent,
en général, c'est des salles bien remplies sur lesquelles on gagne de l'argent qui permet de rééquilibrer.
Il faut être très honnête, si vous voulez faire fortune, il vaut mieux vendre des voitures électriques que faire du théâtre, soyons clairs.
Carla Lac et Patrick Courtois, vous avez travaillé ensemble pour la mise en scène et pour présenter ce spectacle.
Les quatre comédiens qui sont là, il n'y en a pas quatre, il y en a cinq parce qu'il y a une alternance.
Donc je vais redire les noms. Audrey Miles, Rebecca Bardone, Nathan Adjad et Fabrice Bondera.
Vous êtes là ce matin, sauf Nathan qui a dû filer très, très, très vite.
Et donc il y en a une cinquième.
Catherine Salamito qui est en double avec Rebecca Bardone.
Alors j'ai demandé à chacun et à chacune comment vous êtes arrivés sur ce spectacle, Audrey ?
J'ai eu l'annonce par un autre spectacle sur lequel Nathan était aussi, donc on jouait déjà sur un autre spectacle.
Et donc entre comédiens, entre metteurs en scène et tout ça, on s'échange parfois les annonces qu'on voit passer sur Internet pour s'aider les uns les autres.
Et donc on a passé cette audition avec Nathan et on a été pris.
Audrey, vous jouez cacahuètes, vous jouez la petite fille.
Quand je vous vois sans votre déguisement, vous êtes une grande jeune fille, une grande jeune femme.
Mais sur scène, vous êtes vraiment la petite fille.
Merci ou pas.
Mais justement, effectivement, là je vais encore passer une audition pour un petit garçon.
Sur le spectacle précédent, j'étais une jeune fille de 16 ans et j'auditionne souvent au théâtre pour des gens beaucoup plus jeunes que moi parce que je parais plus jeune.
Fabrice.
J'ai vu passer une annonce sur une page dédiée aux annonces de casting théâtre, je ne sais plus laquelle.
Et puis je me suis dit, tiens, ce serait rigolo, je n'ai pas du tout le profil parce que je suis un peu maigre pour jouer un ogre, mais je vais essayer.
J'ai auditionné devant ces messieurs et le compositeur et puis finalement ça a fonctionné.
Et puis j'ai su aller, c'est marrant, des fois on passe des auditions improbables et puis celle-là, oui, c'était improbable.
Je me disais, alors on verra bien, mais ça m'étonnerait que ça fonctionne et puis ça a fonctionné.
Ils ont tous été pris parce qu'ils avaient une couleur qui correspondait à ce que Patrick cherchait dans chaque personnage.
On avait des idées en tête, on a fait les auditions en plusieurs temps, on a vu chacun de façon individuelle.
Puis après, on a eu un deuxième temps où on a essayé de former la famille et on les a confrontés les uns aux autres pour voir si les duos, les énergies communes fonctionnaient,
donnaient le résultat que le metteur en scène voulait. Donc en fait t'es rentré et t'avais ce côté Fabrice, ce côté un peu fou qu'on imaginait pour Agnar, ce côté grave.
Et Patrick disait souvent, je veux qu'il soit plus imbécile que méchant. On n'a pas regardé ton poids et ta taille, on a surtout regardé cette folie-là.
Pour Cacahuète, c'est pareil. Et alors Nathan pour Gourmelin, qui n'est pas là, donc on va parler pour lui. En fait, il est rentré, il a fait l'audition.
Mais en entrant, il était déjà le personnage un peu dégageandé.
Il est rentré, il a dit où est-ce que je peux mettre ma veste ? On lui a montré une place, il l'a mise ailleurs. On lui a dit place-toi là, il s'est placé à côté.
On lui a dit tu peux la faire sans le micro si t'es à l'aise. Il a dit d'accord, il a pris le micro. Tout était décalé et il est sorti.
On s'est dit c'est ça, c'est ça qu'on veut. On veut un personnage comme ça. Et dans l'improvisation et dans la chanson, il avait aussi l'énergie qu'on cherchait. Voilà.
On ne voulait pas la caricature de l'ogre qu'on connaît grâce au dessin animé, grâce au film, donc le gros bonhomme vert, très sale, etc.
On voulait garder le côté différent, cette pensée différente.
Ces gars qui, quand un vêtement est déchiré, on prend n'importe quelle autre pièce de vêtement, on répare. Quand un truc tombe, c'est pas grave.
Si la fenêtre ne fonctionne plus correctement, on cloue une planche dessus. Enfin, voilà, c'est des gars un peu bourrus.
Ce qui nous intéressait beaucoup dans les personnages et surtout dans l'histoire, c'était la différence qui finit par les rassembler.
C'est-à-dire on a un début de famille qui est totalement différent de la petite fille qui arrive. Et ça, c'était vraiment le propos qui me plaisait beaucoup dans l'histoire.
C'est ce côté où on arrive à faire des choses avec des gens qui sont totalement différents, qui devraient se détester et qui finalement s'aiment.
Et je trouvais le message très positif. Donc, j'avais besoin d'avoir une équipe de gens différents. Ils restent ouverts, malgré tout.
Rebecca, en quoi vous êtes différente ? Comment pensez-vous qu'on a abordé votre différence pour vous choisir ?
Alors déjà, moi, je n'ai pas passé la première audition comme les autres. Donc, c'est un peu ma différence.
Je suis arrivée plus tard parce que c'était Catherine qui avait le rôle au départ et moi, je n'avais même pas vu l'annonce. Je ne vois jamais les annonces.
Et du coup, c'est Catherine qui a proposé mon nom quand elle avait besoin de remplacement. Et du coup, j'ai passé une mini audition à cinq.
On n'était que cinq, même moins, je pense, à la passer. Et je me souviens très bien.
J'étais dans l'entrée juste avant l'audition et j'entendais la fille juste avant moi. Et j'étais en mode, elle est super.
Elle est vraiment super. Elle fait exactement tout ce que je voulais faire. C'est elle l'Augresse. Et du coup, j'étais en mode, bon, c'est pas grave.
Je vais aller en m'amusant avec mon humanité à moi et ma sensibilité à moi. Et au final, c'était un super beau moment, cette audition, je me souviens.
Vraiment, j'y repensais assez souvent parce qu'il y avait ce petit moment magique qui arrive des fois quand on connecte avec les autres comédiens qu'on ne connaît pas du tout.
Et voilà, ça l'a fait et je suis ravie de partager leur scène. Ça se dit. On va dire que ça se dit.
Ça dit sale comme un cochon. Et toi tu p... m'as vu toi. Nous pico... rachons comme des lamas.
Qu'est-ce que vous voulez qu'on vous dise ? Genre trop parfait. Pass. Comme on est. Si ça vous agace. On est comme si, on est comme ça.
En plus, ceci. On loge chez les pignouf. On est comme ça, on est comme si. Peut-être. C'est nous la famille, c'est nous la famille croquant.
Croquembouche
J'en ai pas
Ma gaurille
Toi t'es fou
Sans que le vieux oui stiti
Et nous
Si ça vous agaçon
On est comme ci, on est comme ça
Comme ça, on est comme ci
Mais c'est nous, c'est nous, la famille, c'est nous
La famille Croquembouche
La famille Croquembouche
La famille Croquembouche
La famille Croquembouche
C'est écouté, Cause Commune
Arnil est pas en jardin
La famille Croquembouche, l'une des chansons de la famille Croquembouche
La comédie musicale écrite par Karl Hallach
Avoir actuellement au théâtre du Funambule dans le 18ème arrondissement de Paris
Et que j'avais découverte l'année dernière
On poursuit la rediffusion de l'interview réalisée à cette occasion
Avec Karl Hallach, Patrick Courtois, le metteur en scène
Et trois interprètes, Audrey Giscotte, Rebecca Blardon et Fabrice Bandera
Karl Hallach, comment vous présenteriez la famille Croquembouche à des enfants ?
C'est l'histoire d'une petite fille très maligne, très malicieuse
Qui arrive à embobiner des ogres au point qu'il tombe sous son charme et qui décide de l'adopter
Voilà, et pour moi c'est hyper important aujourd'hui dans le monde dans lequel on vit
De dire qu'on a le droit d'être différent, on a le droit de ne pas être parfaits
Et de s'entendre bien, et c'est d'ailleurs la dernière chanson du spectacle
Où ils disent on est comme ci, on est comme ça, un peu ceci et trop cela
On fait plein de choses qui vont pas, mais en fait c'est nous, c'est nous
On est quand même une famille, la famille Croquembouche, voilà
Et c'était vraiment cette notion là qu'on a eu envie de raconter
De dire une famille c'est fait de gens qui ne sont pas parfaits tous les jours
C'est fait d'équilibre et puis quand l'équilibre se trouve c'est une force incroyable, une famille, voilà
La famille Croquembouche est une comédie musicale, c'est aussi une farce
J'ai beaucoup pensé à la farce de Maître Patelin ou autres bien sûr ces références-là
Je sais que vous êtes très grand amateur de livres pour la jeunesse
Puisque vous en avez adapté un certain nombre pour la scène
Quelles étaient vos références, moi j'ai aussi tout de suite pensé à Pierre Grispari
Est-ce qu'il était là ?
Ah bah oui Grispari, après les références c'est toujours compliqué parce que ça vient comme ça nous nourrir
Grispari c'est sûr, le petit pousset un petit peu aussi avec les ogres, Ansel et Gretel
Il y a plein de choses en fait parce que de toute façon les personnages d'ogres
Dans les contes il y en a des centaines et des centaines
Oui mais les histoires familiales d'ogres il n'y en a pas tant que ça
Non il n'y en a pas tant que ça mais moi c'est ça qui me plaisait beaucoup j'avoue
C'est de mettre des ogres dans la même famille et puis d'inventer en fait une façon de fonctionner aussi
Ça ça me plaisait beaucoup quand ils disent que hey ça veut dire au revoir par exemple
Ils ont leur code, leur humour, leur façon de manger, leur façon et de confronter ces deux mondes-là
Il y a une scène dans le spectacle que moi j'aime beaucoup
C'est quand ils essayent de lui faire manger des choses et qu'elle, elle dit qu'elle ne mange que de la confiture de cerise
Elle étant cacahuète
Sur une tranche de pain le matin et les ogres ça les dégoûte complètement de voir ça
Mais vraiment dans le spectacle ça les dégoûte physiquement
C'est cette confrontation des deux mondes qui m'amusait beaucoup
Cette comédie musicale c'est forcément un récit, une histoire avec des chansons, de la musique
Donc le rôle de Ben Wallace qui n'est pas là mais un rôle absolument primordial
Alors comment ça s'est tricoté tout ça ?
Je l'ai appelé pendant le confinement il m'a dit qu'il n'aurait pas le temps de le faire
Et puis quinze jours après il m'a envoyé un message en me disant tu m'as pas envoyé ton texte
Je lui ai répondu j'ai cru que tu n'aurais pas le temps de le faire donc je lui ai envoyé le texte
Puis là j'ai pas eu de réponse
Je me disais il l'a lu et puis ça lui plaît pas, l'histoire lui plaît pas c'est possible, ça arrive c'est normal
Et un jour je reçois un sms en me disant les chansons tu les veux toutes d'un coup ou une par une
Et je lui ai répondu pourquoi t'en as composé combien et il avait composé La famille croque en bouche, la chanson, le final
Et puis il me les a envoyé comme ça au compte gouttes, il m'envoyait ses mélodies
Moi je réécrivais pour que ça colle au mieux aux mélodies etc
Puis on a mis presque deux ans à faire ce jeu de va et vient pour écrire tout ça voilà
Trude Courtois c'était votre première comédie musicale pour le jeune public ?
Oui oui c'était la première musicale, alors c'est pas la première mise en scène mais la première musicale
J'ai été bien aidé parce que toutes les personnes ici présentes ont fait des écoles de comédie musicale
Et donc ont cette qualité redoutable de pouvoir à la fois chanter, danser, jouer
Et jongler même
Et jongler pour certains que j'ai découvert pendant, je ne le savais même pas à l'audition
Un jour je dis tiens j'aimerais bien que tu fasses un petit truc original là
Et elle me dit mais je peux jongler
On a rajouté des mini tours de magie, on a mis tout ce qu'on savait de faire
Dont on avait les compétences pour avoir ce spectacle musical
Catherine Salamito m'a beaucoup aidé sur tout ce qui était chorégraphie
C'est quasiment elle qui a fait toutes les chorégraphies
J'ai pu compter sur leur qualité, c'est aussi un gros gros travail de proposition qu'ont fait les artistes
Et qui nous a bien bien aidé dans cette mise en scène
Et vraiment je les en remercie parce que ce qu'on avait deviné pendant les auditions
Se révélait sur le plateau être exact
Ils avaient des foisons de propositions
C'est très agréable, c'est très confortable quand on est un metteur en scène
Qui peut choisir dans diverses propositions les éléments qu'il veut
C'est toujours très confortable
Alors ce qui m'a bien intéressé dans votre mise en scène
Outre qu'elle est effectivement très enlevée, très dynamique
C'est justement l'interprétation physiquement et par la voix des différentes chansons
C'est-à-dire que c'est des chansons avec beaucoup de refrains
Or le jeu est très très varié
C'est-à-dire qu'il y a toujours des petits glissements
Pour le refrain on reprend les mêmes attitudes, la même chorégraphie
Mais ce n'est jamais tout à fait la même
D'abord parce que j'aime bien quand je mets en scène
Laisser beaucoup de liberté aux acteurs
Je trouve qu'un rôle ça s'approprie
À un moment les comédiens doivent devenir Ragnard
Doivent devenir Duchesse, doivent devenir Cacahuète
Doivent devenir Gourmelin
Le personnage leur appartient
J'ai envie de dire à un metteur en scène
À un moment il doit sortir du jeu et dire
Je regarde, je corrige un petit truc technique ou l'autre
Mais à un moment la pièce appartient aux acteurs
Je suis comédien moi-même
Et donc je tiens beaucoup à ce que l'interprétation
Soit presque plus importante que la qualité musicale
C'est violent de dire ça sur une comédie musicale
Mais je veux dire par là que si on les a choisis
C'est parce qu'ils chantent parfaitement tous les cinq
Ce sont des chanteurs, ça se remet même pas en doute
Après moi ce que j'aime bien c'est qu'on entende le texte
Parce que dans ces chansons il y a des choses qui évoluent
La maman qui dit à la petite fille je vais te manger
Et la petite fille qui dit bah c'est pas grave
Moi je t'aime quand même parce que c'est mieux d'avoir une maman
Que de ne pas en avoir
C'est un très très beau moment qui évolue tout au long de la chanson
Qui passe par l'incompréhension
Qui passe par l'idée que oui peut-être qu'on est une bonne maman tout compte fait
Enfin toutes ces choses-là me touchent énormément
Parce qu'elles sont dans la réalité de l'émotion
Et il faut pas que la musicalité du moment
Enlève cette émotion réaliste des personnages
Parce qu'on a beau faire du spectacle jeune public
Ça reste riche en émotions
Et j'ai vu plus d'un adulte verser sa petite larme
Avoir son petit moment où on se marre
Vraiment vraiment ?
Ah oui oui il y en a plus d'un
Il y en a plus d'un qui verse la petite larme
Et je me fais encore avoir à certaines chansons pour être honnête
Même aux auditions, le jour où Cacahuète a passé son audition
Audrey en l'occurrence
Le jour où elle a passé son audition
On était trois à retenir nos larmes pendant qu'elle chantait
C'était un moment magique de l'audition d'ailleurs
Ben justement j'aimerais bien que vous me disiez les uns et les autres
Comment vous avez abordé vos personnages
Alors Audrey on a dit tout à l'heure que vous faisiez la petite fille Cacahuète
Qu'est-ce qui vous a plu dans ce rôle et dans ce personnage
Et dans ce qu'elle représente évidemment
Cacahuète c'est une petite fille
Mais elle est tellement grande dans sa tête et dans sa personnalité
C'est une petite fille très résiliente
Qui cherche évidemment de l'amour
Mais qui se débrouille déjà toute seule grandement
Et ça fait plaisir, c'est très inspirant en fait
De jouer quelqu'un de plus jeune mais de très fort
Ça coule être source quoi
Et puis le texte parle de lui-même aussi
C'est facile
Une fois qu'on est avec la bonne équipe
Et que les partenaires jouent le jeu aussi
Ça coule de source
En fait quand on aime un personnage
Je pense que vraiment l'évidence se fait au fur et à mesure
Aussi par le jeu avec les autres
Et laissait l'histoire faire en fait
Rebecca, alors Duchesse elle est plantureuse évidemment
C'est une agresse
Elle ne demande qu'à aimer
Elle ne demande qu'à aimer
C'est très juste ce qu'elle a dit Audrey
Donc il faut vraiment aimer son personnage pour pouvoir le jouer
N'importe s'il est gentil ou méchant
Ou les deux à la fois
Et ça c'était un peu mon travail
C'était de trouver par quel biais j'allais beaucoup l'aimer
Et ouais ma petite duchesse au final
Et oui au final
Je pense qu'à chaque représentation
J'essaye de me focaliser sur autre chose de sa personnalité
Une fois je me dis aujourd'hui elle va être coquette
Et en fait je me crée un peu son background
Elle rêvait d'une vie dorée et de belles choses
Et en fait c'est pas ce qu'elle a eu
Et du coup elle est un peu aigrée de sa vie
Donc aujourd'hui je vais travailler sur ça pour elle
Et pour qu'elle redécouvre des belles choses
Et qu'elle redécouvre l'amour avec son mari par la petite fille
Ou des fois je me dis aujourd'hui elle est plus dans l'efficacité
Enfin ça dépend
Enfin j'aime bien me trouver des petites choses
Où je peux aussi me rattacher à elle et à ses émotions
Et ça me motive à rejouer toujours d'une autre manière
Et à découvrir d'autres choses d'elle-même
Parce qu'en fait on découvre à chaque spectacle
On découvre d'autres choses aussi de nos personnages et d'autres facettes
Et puis vous aimez bien votre rôle de marie d'ogre ?
Bah au final oui, on dirait pas au départ
Mais on a une belle relation je trouve
On a une relation un peu on se tape dessus
Mais dès qu'il y a un problème on s'accroche l'un à l'autre
Dès qu'on a peur en fait c'est un peu un réflexe de rap
Ils sont vraiment là l'un pour l'autre
Je vous dis de la même chose Abrice
Vous aimez bien votre duchesse
Ah oui oui bah c'est un binôme qui fonctionne je crois
C'est le binôme du spectacle
S'il y a un binôme dans le spectacle je pense de toute façon
Alors donc c'est vous qui jouez l'entrée en scène
Donc c'est important parce qu'on installe un climat tout de suite
Oui oui tout à fait c'est un peu flippant
Moi j'ai jamais voulu aller vers le one man show
Parce que c'est un truc qui me terrorise
Et là c'est 3-4 minutes de one man show
Et c'est flippant quoi
Parce qu'on donne la note de départ
Et puis on sent déjà la salle
En étant tout seul, en posant s'appuyer sur personne
Donc ça a eu un côté terrifiant
Donc comment vous le présenteriez cet ogre ?
Ragnard, moi j'ai tout de suite été en empathie avec lui
Parce que je me reconnais assez dans le personnage
C'est un grand naïf qui découvre la vie à chaque instant
Qui est un peu sarcastique mais du sarcasme naïf
Le mien est un peu moins naïf bon certes
Mais j'ai cette naïveté en moi quand même
Un grand naïf, un grand enfant
Qui croit savoir qui il est mais qui comprend rien à ce qu'il est en fait
Et puis à chaque fois qu'il fait une petite découverte
Qui semblerait évidente à n'importe qui d'autre
Il saute au plafond parce qu'il c'est un génie quoi
Une bonne note pour les costumes
Que j'ai trouvé vraiment tout à fait juste
C'est Ana Maria Di Bambro qui a préparé tous les costumes
C'est quelqu'un avec lequel j'avais déjà travaillé sur d'autres spectacles
Entre autres sur un précieux ridicule
Et qui est capable de préparer des vêtements dans un style
C'est très confortable pour un metteur en scène
Quand vous avez des créateurs à côté de vous
A qui vous pouvez dire
J'aimerais bien quelque chose de chaud, de gay
Et qui tout de suite vous dit
Ah bah telle couleur j'ai pensé à ça
Ah bah ça c'est une couleur que j'aime bien
Parce qu'on la mise dans le décor
Et qui font aussi foison de propositions
Que vous allez pouvoir sélectionner dedans
Elle travaille très bien
C'est vraiment une super artiste
J'ai pris pour habitude avec le temps de me rendre compte
Que tous ces gens qu'on appelle des techniciens
Sont très souvent des artistes
Le régisseur que vous avez derrière la console
C'est le cinquième artiste
S'il n'est pas avec les quatre artistes qui sont sur le plateau
Il va casser un petit peu le rythme du spectacle
Les costumières si elles pensent pas
Et j'aime beaucoup ça chez Ana Maria
C'est qu'on lui dit
Ils vont devoir jouer dans ses costumes
Donc ils vont bouger dans ses costumes
Donc les costumes ça ne peut pas être des choses qui les gênent
Ça doit être des choses qui les aident, qui les portent
Et elle a tout à fait le sens de ça
Vraiment on est très très bien entouré sur ce spectacle
C'était très confortable de travailler avec tous ces artistes
Il n'y a pas d'autre mots
Et une scénographie qui est simple
Mais qui est très efficace et très évocatrice
Ça c'est un choix qu'on a fait d'ailleurs avec l'auteur
Parce que c'est l'auteur et moi-même, le metteur en scène
Qui avons consacré quinze jours de nos vacances
A construire le décor
Parce qu'on voulait vraiment un décor
Qui corresponde à notre manière d'imaginer les choses
Et c'était pas nécessairement facile au moment des dessins qu'on faisait
De se dire est-ce que ce sera fonctionnel
Est-ce que ce sera à nouveau aider les acteurs
Pour raconter leur histoire ou au contraire les gêner
Donc toutes les petites choses qu'on retrouve dans le spectacle
C'est des petites choses qu'on a inventées
Il y a des pièces mobiles pour qu'on puisse effectivement dégager le plateau
Quand on en a besoin pour des chorégraphies
Et tout ça a été conçu dès la jeunesse du spectacle
Dès qu'on a eu les textes etc etc
On a tout de suite commencé à dessiner et à imaginer
Comment on pourrait au mieux faciliter les humeurs, les ambiances
Les lieux différents du spectacle
Avec des changements de décors relativement succents
Je vais vous demander à chacun, chacune de me dire quelle est votre scène préférée
Car là vous en avez cité une de scène que vous aimiez particulièrement
Est-ce que c'est celle-là ?
Alors il y a celle-ci et puis il y a une chanson que j'affectionne particulièrement
C'est Astronautes, c'est quand la petite fille raconte au public
Elle a perdu ses parents, que ses parents sont morts en fait
Et elle leur adresse une chanson
Et c'est une chanson qu'on a écrit très très très vite avec Benoît Lasse
Parce que je sortais d'une lecture du conte dans la classe d'un de mes enfants
Et j'ai appelé Ben en lui disant écoute il y a un problème
Il ne comprenne pas à la fin pourquoi les ogres adoptent la petite fille
Et ils m'ont tous dit les élèves de la classe
Mais les parents de Cacahuète vont être furieux de savoir qu'elle a été adoptée par une autre famille
Donc il faut qu'on éclaircisse ça et il m'a dit bah écris une chanson
Et j'ai écrit le texte en 12 ou 24 heures je l'ai envoyé
Et Ben l'a composé très très vite aussi
Il a mis un petit peu plus de temps à me l'envoyer
Parce qu'il n'arrivait pas à la chanter sans pleurer
Et c'est une chanson, on l'appelle entre nous notre chanson Doudou
Parce que vraiment on l'aime beaucoup
Et Audrey à l'audition nous a accueilli
Parce qu'en plus d'apporter ce côté juvénile dont on avait besoin pour jouer une petite fille
Elle avait une très très forte sensibilité qui a fait décoller cette chanson
Largement au-dessus de ce que nous on aurait pu espérer même
Donc oui comme dit Patrick à l'audition on a tous retenu nos larmes quand Audrey a chanté la chanson
Alors Audrey justement quelle est votre scène préférée à vous ? Est-ce que c'est celle-ci ?
Non parce que je suis dans le noir complet, je ne vois personne
Et que je suis toute seule avec, enfin je ne suis pas toute seule, il y a le public évidemment
Mais avec mon texte, non moi je pense que c'est plus la vie est une fête qui est bien plus joyeuse
Que je chante avec mon partenaire qui joue gourmelin
On s'amuse où on n'a vraiment pas de contraintes en fait
On peut danser comme on veut, on fait ce qu'on veut et c'est vraiment très entraînant, c'est drôle
Il y a un moment rap, il y a un moment où je fais semblant de faire de la guitare
C'est vraiment des enfants qui s'amusent
Pour moi ça résume un peu le spectacle et l'ambiance entre gourmelin et cacahuètes
Qui se sont rencontrés en fait, c'est une vraie rencontre de frères et soeurs
Elle s'est trouvée des parents mais aussi un grand frère
Fabrice quelle est votre scène préférée ?
Alors moi le moment que j'aime le plus c'est juste avant la vie est une fête
C'est le moment où Ragnard et Duchesse réalisent qu'on peut se dire je t'aime
Et qu'on peut se dire des mots doux et que c'est beau et que c'est bon
Ils retrouvent un petit peu peut-être ce qu'ils ont connu pendant deux mois au début de leur relation
Le mec a été dévoré par le travail et par voilà
Ce moment m'émeut beaucoup et j'adore le jouer parce que j'adore quand on est l'un dans l'œil de l'autre à ce moment-là
A fond et c'est très agréable à jouer ce petit moment
Et Rebecca ?
J'allais dire la même chose, c'est vrai que ce moment il me fait beaucoup rire
Mais surtout j'aime beaucoup le jouer très énervé au départ
C'est toujours un plaisir de le faire ce moment-là où je dis
Bah t'as de l'amour dans les yeux mais je l'agresse en lui disant ça
Et j'adore l'agresser à ce moment-là
Pour après au final on fond comme des bougies après
Et c'est vrai qu'il est très très drôle ce moment
Et en même temps il est touchant enfin il a un peu plein d'émotions différentes donc voilà
Et alors c'est très compliqué pour moi parce qu'évidemment en tant que peinteur en scène
Parce qu'il y en a beaucoup que j'aime bien
J'adore le moment où elle arnaque l'huissier qui est venu pour demander de l'argent
J'aime beaucoup le texte de cette chanson parce que ça me ressemble assez
Et en même temps j'adore l'idée qu'ils arnaquent avec la famille derrière
Qui essayent de meubler en donnant l'impression que tout va bien
Lorsqu'ils sont dans la panique la plus totale
Ils n'ont pas un franc à donner à cet huissier
Et la petite cacahuète emballe le bonhomme, le retourne, lui vend une noix
Comme si c'était un objet précieux
Et le gars se fait avoir alors qu'il n'est pas sympa du tout
Il est là pour les arnaquer, pour récupérer son argent
Et elle l'emballe, elle l'embobine l'air de rien
Et la chanson est super touchante parce qu'elle dénote aussi d'un certain choix de vie
C'est à dire de ne pas nécessairement avoir beaucoup de choses
Mais d'avoir beaucoup de choses dans la tête
Parce que tout ce qu'elle met dans cette petite noix
Ça pourrait être ce qu'elle a dans la tête et ce qu'elle aime faire dans l'hémisphère
Et je trouve ça très joli cette parole
J'ai mis tout ce que j'aimais faire dans cet hémisphère
Je trouve ça très très joli
Justement c'est la force d'écrire avec ses enfants
C'est que je leur ai dit
Et alors dans cette noix, qu'est-ce que vous avez de plus précieux au monde ?
Qu'est-ce qui pour vous semble le plus important à mettre dans une noix ?
Et on se fiche de savoir si ça rentre ou pas
Et là les enfants nous disent un bateau à voile, des crevettes pour l'apéro
Et on a noté plein de choses et on a affiné avec les enfants
Parce que des crevettes pour l'apéro, des noix de cajou, des cacahuètes pour l'apéro
Des pistaches pour l'apéro
Bon ok on a compris l'apéro est important
Mais on est passé à autre chose et on a affiné le texte justement avec les enfants
C'est eux qui ont choisi ce qu'ils voulaient mettre dans la noix
L'amour veut ceci dit
Car on tient grâce à ces végétariens
Le caroté végétarien
Écoutez, Cause Commune
Ce n'est pas tout ça, l'une des chansons préférées de Patrick Courtois
Mais les ogres végétariens
L'une des quinze chansons qui jalonne la comédie musicale écrite par Karl Hallach
Actuellement au Théâtre du Finambule à Paris dans le 18ème
Et que j'ai découverte l'année dernière
On poursuit la rediffusion de l'interview
Réalisa cette occasion avec Karl Hallach
Le metteur en scène Patrick Courtois
Et trois des quatre interprètes
Audrey G. Scott, Rebecca Blardon et Fabrice Bandera
Karl Hallach on disait tout à l'heure que vous écriviez beaucoup pour les enfants
Que vous avez adapté beaucoup de romans pour la jeunesse pour les enfants
Vous intervenez aussi beaucoup auprès des enfants dans les écoles
Vous l'avez dit puisque vous êtes allé lire les textes dans les classes
Vous avez écrit La famille croquant bouche avec vos enfants
Il vous faut des enfants autour de vous, avec vous, qui vous accompagnent dans l'écriture
Ou ce sont des étapes quand même assez différentes
C'est mon chemin d'artiste qui a fait que je suis rentré dans le spectacle pour enfants
En tant que comédien d'abord, puis en tant que metteur en scène, puis en tant que comédien metteur en scène
Et puis avec Patrick on a adapté à Sepulveda, l'histoire d'une mouette et du chat qui lui a pris à voler
Et puis j'ai trois enfants qui ont aujourd'hui 5, 8 et 10 ans
Pile la cible
Pile la cible, c'est pas par hasard
Et qui sont évidemment très très présents dans mon quotidien et dans tout ce que je fais aujourd'hui
Et puis je trouve que les enfants ont cette force
Si on leur dit c'est une sorcière et à chaque fois qu'elle marche sur son pied gauche
Il y a une pièce qui tombe dans un seau
Ils se disent c'est génial et ils y croient pendant toute l'histoire
Et ça, ce sens de l'émerveillement dans une histoire d'entrée, d'y croire et d'être en empathie avec les personnages
Je trouve que les enfants l'ont et qu'on le perd quand on devient adulte
Et moi je pense que je l'ai pas complètement perdu
Du coup, j'aime cette surprise des spectacles pour enfants, des histoires pour enfants
Quand je lis des histoires à mes enfants, je suis bluffé par la créativité de certains auteurs, de certains illustrateurs
Et voilà, j'essaye de faire ça à mon niveau création
La Famille croque en bouche, Carla Lacks, c'est donc aussi un livre CD
Comment vous êtes arrivés à ce projet-là qui est un projet quand même très ambitieux de publier un livre CD aujourd'hui ?
En fait, on a envoyé le texte et quelques chansons à beaucoup d'éditeurs
Puis il y en a quelques-uns qui nous ont répondu positivement
Il y en a qui voulaient éditer que l'histoire et pas faire le côté CD
Et on a vraiment insisté parce qu'on voulait que les gens puissent sortir avec les musiques, les chansons du spectacle
Et ça nous semblait hyper important
Et on est tombé sur les éditions Green Albert qui font des livres audio depuis plusieurs années
Sébastien Bressan qui est un copain et en fait ça rejoint ce que disait Patrick
Et on travaille toujours dans cet état d'esprit-là de faire ça en amitié et de faire ça ensemble
Et pas juste d'envoyer le texte et que lui se débrouille et puis qu'il le vende de son côté
Le livre est vendu à la sortie du spectacle
On est dans le partage en fait, on travaille ensemble et chacun a son niveau
Tout le monde dans ce projet, que ce soit sur le livre, sur le spectacle, sur scène, à la régie, à la musique, sur le CD, sur les chansons, etc
Tout le monde a vraiment voulu apporter le meilleur qu'il pouvait, ce qui fait la richesse de chaque objet, que ce soit le spectacle ou le livre
Et c'est extraordinaire pour un auteur d'imaginer une histoire et que ça sorte comme ça de façon aussi jolie
On n'a rien dit sur les arrangements de musicaux mais il y a une tripotée de musiciens
Ah oui il y a une tripotée de musiciens, alors Ben ne sait pas faire les choses simplement
D'abord lui il joue 70 instruments de musique et puis dès qu'il écoute une version intermédiaire
il nous dit ah là j'imagine un quatuor de corde donc il écrit pour le quatuor de corde et il fait
enregistrer un quatuor de corde du coup ça donne aussi un objet sonore qui change un peu de ce qu'on
entend pour les enfants parce que c'est très riche musicalement je le disais tout à l'heure
chacun a apporté son exigence chacun à son niveau ben a composé on a l'impression que du coup il
s'occupe des musiques mais normalement il ya quelqu'un qui compose il ya quelqu'un qui joue il ya
quelqu'un qui réalise il ya quelqu'un qui mixe là c'est lui qui a tout fait avec l'exigence qu'il
fallait avoir pour chacun de ces postes là c'est lui qui a composé les musiques notamment avec une
de ses filles pour certaines et il joue de beaucoup d'instruments et il y a d'autres musiciens
évidemment qui sont venus compléter tous les instruments que lui ne sait pas jouer en fait
donc toute cette bande-son est reprise sur scène sur cette bande-son que vous chantez les uns les
autres ma dernière question sera pour vous demander à chacun d'entre vous la question que je pose
habituellement quel est le livre de votre enfance qui vous a marqué et qui vous a peut-être conduit
les uns et les autres à travailler entre guillemets pour le jeune public Audrey quand j'étais petite
au CA2 j'ai joué le personnage du soldat rose dans mon école j'en ai gardé un dvd où je me
revois petite avec mon fusil rose et puis mon grand képi j'aimerais bien retourner dans mon
village d'enfance et revoir mon professeur et lui dire salut je suis devenue actrice et chanteuse
c'est cool c'est un peu grâce à toi qui jouait de la guitare et pour nos accompagnés et qui nous
faisaient chanter parce que c'est une chance de pouvoir chanter de pouvoir faire des arts dans
les écoles voilà moi moi c'est un grand souvenir de mon enfance en tout cas si on parle de littérature
je crois que le premier roman que j'ai lu c'était Rémi sans famille alors est ce que ça a un lien
avec le fait qu'aujourd'hui je fasse du spectacle jeune public je ne sais pas est-ce que c'est un
lien avec le fait que je fasse du théâtre je ne sais pas mais c'est c'est un roman qui m'avait
bouleversé quand j'étais petit rébecca alors moi quand j'étais petite j'étais une dévoureuse de
livres vraiment tout ce qui était magique et toutes les histoires possibles imaginaires des
contes de fées peter port en arnia tout ça c'était c'était mon univers je me réfugiais dans la magie
et dans les univers autres que le nôtre encore aujourd'hui j'ai envie d'y croire à tout ce qui
est magique et tout ce qui est beau et j'ai encore ce truc d'émerveillement fois 1500 et du coup je
suis contente de pouvoir transmettre ça aux enfants et ça c'est enfin dans ma vie je suis
assez entourée d'enfants aussi puisque je donne des cours et c'est toujours quelque chose que
j'aime faire c'est mettre de la magie dans tout ce que j'apprends enfin je leur apprends et je
leur communique et voilà patrick alors moi j'ai pas des souvenirs de livres très très petits mais
j'en ai un qui m'a marqué parce que c'était les trois gros volumes de tolkien le seigneur des
anneaux où je j'étais en vacances censé aller à la plage me baigner etc puis j'ai entamé le
bouquin et c'était tellement génial il y avait tellement d'univers qui se croisait de personnages
qui se croisait etc etc que j'ai dévoré les trois tomes en trois jours je faisais que ça toute la
journée et j'ai gardé l'envie de le monter et puis heureusement les films sont sortis parce que
je pense qu'au théâtre ça va être compliqué d'amener les 230 personnages du livre alors moi
je vais prendre le contre-pied de la question et je vais pas donner un livre mais un film parce
que j'ai vécu les cinq premières années de ma vie au soudan parce que mon père travaillait là bas et
je ne voyais que des choses en arabe et on avait la cassette vidéo de mary poppins marie poppins
comme on dit en france j'ai trouvé cette histoire tellement incroyable j'ai dû la voir 70 fois ou
plus même et encore aujourd'hui le film de noël dans la famille c'est on se met tous avec des
popcorns et on regarde marie poppins une histoire où rien n'est crédible on ne peut pas voler quand
on rit on ne peut pas voler avec un parapluie canard on ne peut pas sauter dans un tableau on
ne peut pas avoir des pingouins qui nous servent le thé rien n'est faisable mais j'étais émerveillée
par la force de cette femme et tout ce qu'elle arrive à faire et cette histoire à laquelle on
croit en fait et ça rejoint ce qu'on disait tout à l'heure quand les choses sont faites sincèrement
on y croit et j'étais plongé dedans voilà et ça reste encore aujourd'hui pour moi une référence
merci vous toutes et vous tous et bravo pour la famille croquambouche merci à vous vous écoutez
Cause Commune la famille croquambouche la comédie musicale écrite par karl halak musique de ben
wallace mise en scène par patrick courtois est à voir avec les enfants dès 5 ans au théâtre de
funambule dans le 18e à paris jusqu'à la mi février mercredi samedi dimanche à 14 heures ou
15 heures selon les jours et presque tous les après midi pendant les vacances de noël tarif
12 euros pour les moins de 12 ans 16 euros pour les autres toutes les infos sur le site du théâtre
de funambule et le livre cd est illustré par fabienne tessin il est publié par les éditions
green albert début 2024 au prix de 20 euros habitant on dise un volcan et friandis habitant
de l'île aux brosses à dents ont un précipice rempli de dentifrice ça tombe bien sa tombe bien
son voisin sa tombe bien il s'envoise une mauvaise nuit ça c'est le contraire d'une bonne journée
ils se sont disputé c'est une folie la guerre est larguée entre leurs îles ils ont cruis les
uns ont des caries aïe aïe aïe les autres plus de bonbons ça sent le russier ça tombe pas bien
ils sont rinzin ça tombe pas bien ils sont rinzin je suis actuellement sur le fond de l'île aux
gourmandises et l'île aux brosses à dents où une guerre fratricide terrible a lieu sous nos yeux
ébahis il ya des explosions de chamalot des tirs de dentifrice c'est terrible je rend l'antenne michel
l'île aux gourmandises extraite du cd bougre les voleurs de chansons sorti l'année dernière
bougre voleurs de chansons par la compagnie bon gorille c'est à dire lyonel grob et son acolyte
guillaume schlier les voleurs de chansons ce sont eux un duo de chanteurs et musiciens l'un à la
guitare basse et ukulele l'autre à l'accordéon et au clavier de bougre bien nommé bougre et bigre
sur scène comme sur le disque on savoure la complicité joyeuse des deux compères les
paroles pleines d'images et de poésie drôle parfois et les harmonies musicales on pourra
voir et écouter les voleurs de chansons ce dimanche 23 novembre à 16 heures aux trois
baudets à paris dans le 18e décidez-moi aujourd'hui tout se passe dans le 18e tarif unique à 7 euros
avoir avec les enfants des cinq ans réservation sur le site des trois baudets ce n'est pas très
grand alors ne traînez pas trop elles agouno et libraire jeunesse et deux fois par mois elle
farfouille dans les rayons ou les bacs de sa librairie pour nous présenter un roman une
bd ou bien surtout un album dans sa chronique grand livre pour petite personne on l'écoute
grand livre pour petite personne par elles agouno libraire à paris bonjour aujourd'hui je vais vous
parler de l'album bonjour bébé de marie myrgen par eux récemment aux éditions les fourmis rouges
j'ai déjà parlé ici il y a quelques années du travail de marie myrgen que j'aime tout
particulièrement à propos alors de l'album fait mûrimo paru également aux éditions les fourmis
rouges depuis plus de cinq ans et après des études aux arts des côtes strasbourg elle a vu
paraître plusieurs de ses albums dont le premier qui qui en promenade a obtenu une mention à la
foire du livre jeunesse de bologne elle travaille en parallèle pour le spectacle vivant avec la
création de décors saisissants dans bonjour bébé l'on suit un être minuscule coiffé d'une fleur
venant chercher un à un chaque animal ou végétal du coin tout et tous se réveillent ou arrête leurs
activités se prépare consciencieusement et le suivent dans une file bigarrée qui grandit pour
arriver jusqu'à la dernière double page dont les volets se déploient autour d'un bébé qui vient de
naître et que toute la nature environnante vient saluer et célébrer le livre de naissance autour
de l'arrivée d'un enfant est un format classique de la littérature jeunesse souvent offerts quand
les familles s'agrandissent que ce soit symboliquement pour le bébé et ses parents ou en guise d'histoires
sur le sujet pour le reste de la delphie si l'on tombe facilement sur le sujet dans trop de mignonneries
marie mirgen s'en empare avec son regard d'autrice illustratrice empreint de délicatesse comme
d'étrangeté ce qui permet un décalage bienvenu avec les attendus du genre embrasser pourtant
pleinement dès le titre qui ne laisse planer aucun suspens sur ce que les différents animaux ou végétaux
attendent tous de voir enfin le bébé tout juste né alors que le nouveau ne vient au monde celui-ci
par l'intermédiaire de celle et ceux qui le composent l'accueil et lui donne symboliquement
sa place en son sein l'homme fleur par le lien qu'il crée entre tous ces êtres vivants personifie
cette relation à la nature sorte de monsieur loyal à l'allure de pantin déjingandé aux gestes que
l'on imagine saccadé le voilà qui prévient tout un chacun dans ce bel agencement du vivant et annonce
l'arrivée de l'enfant dans ce monde minuscule et détaillé de la nature tel que le donne à voir
l'autrice le bébé pourtant fragile semble bien grand dans ce nid d'herbe qui l'accueille et
bouscule avec joie et tendresse cet écosystème si l'on dit qu'il faut un village pour élever un
enfant ici il faut un monde pour l'accueillir le texte simple et clair se lie avec plaisir comme
une ritournelle boucle narratif presque musicale autour de la préparation et des activités de
chacun entrant dans la file comme une réjouissante chorégraphie tout au long de cette promenade dans
le petit monde de la campagne en cela marie mergaine trouve un rythme et des sonorités des plus
plaisantes pour de jeunes enfants qui se plairont à suivre tant de détails amusants entre texte et
illustration du mille patte sirant toutes ses chaussures à l'escargot tentant de se dépêcher
le lecteur se trouve pris dans la file et la foule partie de ce monde regardant et fêtant le nouveau
né la nature représentée ici aussi détaillée que fantaisiste et celle des petites bêtes des
insectes des fleurs des champs de celles et ceux que les enfants repèrent souvent plus que les
adultes mais qui font ensemble ce qu'est cet environnement l'on suit une araignée fatiguée
des pucerons dans son un loire endormi animaux pouvant être considérés comme nuisible et peut
représenter dans les livres pour enfants en cela le travail de marie mergaine s'avère politique
dans une idée de représentation tant de cette nature de ces animaux que des corps non lissés
en bousculant les attentes d'illustration elle déstabilise autant qu'elle ouvre des perspectives
et des possibles à ces jeunes lecteurs électrices pour cela l'autrice utilise une technique d'illustration
bien particulière faite de collage de papier qu'elle a auparavant peint à la gouache ou à
l'aquarelle avec différents outils apportant de nombreux effets de matière et de texture dans
des teintes subtiles et naturelles rehaussées d'un pantone orange la délicatesse de ces couleurs
parfois diffusent jusqu'à créer certains motifs et contrebalancé par la netteté des découpages
distinguant par là les formes sans contour à ces intéressantes superpositions laissant
apparaître les grains des différents papiers et donnant beaucoup de relief et de profondeur à ces
compositions elle ajoute parfois quelques détails aux crayons de couleur et notamment des visages
humanisant jusqu'aux fleurs et champignons on s'aventure alors avec elle vers l'étrange et le
merveilleux avec beaucoup de douceur et de poésie j'espère vous avoir donné envie de découvrir
cet album que je conseille autant en cadeau de naissance qu'à partir de deux ans bonjour bébé
de marie mergaine aux éditions les fourmis rouges au prix de 15 euros 50 moi j'ai hâte de découvrir
les prochains projets de marie mergaine tant son univers et son rapport aux livres pour enfants
m'intéressent merci elle a pour cette dode de bienvenue dans bonjour bébé de marie mergaine
un album à découvrir de visu dans toute bonne librairie et avant de conclure cette émission avec
la lecture par lyonel sénay d'un extrait d'un roman de littérature générale sur le thème de
l'enfance on écoute un ou une artiste chanter l'enfance à sa façon aujourd'hui patrick bruell
chante le café des délices extraite de son album juste avant sorti en 1999 et souvenirs se voient
ça fait comme une éclipse une nuit plein d'étoiles sur le port de tunis le vent de l'éventail de
ton grand-père assis au café des délices et souvenirs se voient à passer le tram et la
blancheur des voiles des femmes tenant un fils et l'odeur du jasmin qu'il tenait dans ses mains
au café des délices yalil yalil yalil yalil yalil souvenir se voient tu la revoit la fille le baiser
qui fait mal à porrelle quant à oui les premiers mots d'amour sur des chansons velours habibi habibi
souvenirs se voient des messes et fruits les noyaux d'abricots et des billes soirées de fêtes qu'on
faisait dans nos têtes au plage d'amamètes yalil voile à l'avant du bateau et ce quai qui s'éloigne
un monde nouveau et qui s'arrête pour un jour qui commence c'est peut-être une chance
c'est parfum d'autrefois. Jean-Dionel bonjour le roman du jour c'est quoi le roman du jour qui
n'est pas tout à fait un roman c'est entre le roman et l'essai c'est les crédits de Damien Pénot
c'est un livre qui a eu le coup de coeur france culture rentrée littéraire 2025 en évoquant la
pauvreté la honte et la peur qu'il connu enfant en raison du surendettement de son père le récit
intime est entrecoupé d'évocations culturelles et de figures célèbres reliées à ce thème au thème
du surendettement. On t'écoute. Sur mon pullover les lettres R F et S manquent pour lire le mot
Smurfs ou The Smurf le the étant sans doute aussi caché par mon blouson quelque part à gauche du S
majuscule je connais ce mot ce nom je l'ai vu sur une affiche de cinéma c'est la traduction
américaine du nom stroumpf tout le monde connaît les stroumpfs dans le monde entier c'est avéré le
site smurfbusiness.com de la société belge imps pour international merchandising promotion
and service gérée par les héritiers de l'empire stroumpf annonce un taux de notoriété mondiale de
plus de 95% part de la population interrogée ayant cité les stroumpfs dans une catégorie de
questions données et si vous ne connaissez pas les stroumpfs vous faites partie des 5% restants vous
faites partie d'une minorité quelles questions ont bien pu permettre d'obtenir un tel résultat
citer le nom de votre bonbon haribo favori quelle série limité de kinder surprise avez vous le plus
apprécié quel est ton meilleur souvenir de cadeau offert dans les boîtes de céréales Kellogg's
quels sont les personnages de fiction qui incarnent selon vous le mieux les valeurs d'amitié de
respect de bien de diversité de créativité d'amusement d'esprit de communauté de confiance
en l'avenir d'aventure et d'éducation as tu déjà lu un album des stroumpfs jamais je n'ai
jamais lu aucun album des petits bonhommes bleus abonné blanc pourtant je porte un pull au vert
à leur nom je me suis fait avoir je suis l'enfant qui croit que les poissons dans l'océan sont
carrés comme les panets dans le congélateur qui a réellement lu les stroumpfs dans le dessin dans
le texte sont ils vraiment nés dans les albums dans l'art l'image des stroumpfs et celle de son
auteur sont rigoureusement contrôlés la page wikipédia du dessinateur peyo le créateur des
personnages et de celles qui sont labellisés bon article ce type de repères est satisfaisant quand
on cherche des informations sur internet je vois une campagne de fidélisation allemande des
supermarchés lidl associé à l'image des stroumpfs les belges parlent de campagne de loyauté des
petites filles porte les t-shirts offerts en cadeau du même gris que mon pull over dessus le
personnage de la stroumpfette avec le mot smurfy écrit en rouge le col est rose trompefand trompefait
stroumpfie elles ont le même âge que moi elles sont métisse elles sont blanches elles ont les
yeux en amande elles ont les cheveux bouclés elles sont mondiales elle rit la bouche grande ouverte
elles n'ont pas d'album des stroumpfs dans les mains elles ne sont pas en train de lire j'ai
longtemps regardé à la télévision l'adaptation au dessin animé des studios américains anna
barbera j'ai joué avec les figurines fabriquées par la marque schleich et avec leur maison champignons
rassurant en plastique et avant même de savoir qui ils étaient j'avais un pull over smurf avec
des lettres de couleur jaune pas bleu le bleu ne ressort pas sur le gris pourquoi pas plutôt du
rouge puisque au moins le bonnet est la culotte du grand stroumpf son rouge est assorti à mes
autres vêtements le plus probable est que ce pull soit arrivé par une autre voie que celle de
mes parents c'est le pull d'un autre enfant plus âgé qu'on leur a donné les jouets sont aussi là
depuis plus longtemps que moi ce sont les jouets de mon frère n'est pas le souvenir de les déballer
de leurs papiers cadeaux ni de leur arrivée dans le coffre à jouets qu'a fabriqué mon père j'aimerais
retrouver les figurines pouvoir toucher la matière plastique qui se rappellerait immédiatement à mes
sens ce plastique lisse et lourd d'une industrie qui s'astreignait encore à bien faire pour appeler
et fidéliser chaque client sentir la rémanence de son acroté pétrochimique rendu inoffensif par
les années un plastique presque devenu contre toute attente une matière noble transmissible sur
des générations mettre les jouets dans leur solide maison champignons pour les revoir en vie si
je la cherchais je la trouverais peut-être dans le bahut derrière le battant du bas mais je ne
mis hasard de pas tu nous rappelles les titres de ces livres ça s'appelle les crédits c'est un livre
de Damien Penault qui est paru chez Notabilia en 2025 merci Lionel à la semaine prochaine à la
semaine prochaine écoute il y a un éléphant dans le jardin une émission réalisée et présentée
par Véronique Soulet c'est fini pour aujourd'hui on se retrouve la semaine prochaine même jour
même heure même fréquence c'est à dire mercredi à 12 heures sur Cause Commune 93.1 sur la bande
sm ou bien sur les dames ou bien sur l'application Cause Commune pour écouter l'émission en direct
pour la réécoute celle d'aujourd'hui et toutes les précédentes c'est possible sur votre application
habituelle d'écoute de podcast en cherchant un éléphant dans le jardin ou bien sur le site de
la radio Cause Commune sm ou sur son application du même nom ou encore sur la plateforme d'hébergement
à l'adresse un éléphant dans le jardin.fr et pour suivre l'actualité de l'émission c'est sur
facebook instagram et sur mastodon à la semaine prochaine
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