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« Le Grand Paris est « inflânable », les intensités n’y sont pas réunies, concentrées derrière une ceinture historiquement déterminée. Et je prends ce verbe « arpenter » en son sens double : mesurer (évaluer en arpents) et marcher à grands pas. (…) Marcher, c’est prendre la mesure de cette démesure, c’est conquérir par l’effort et la tension du regard ce qui fut conçu, imaginé en termes de purs réseaux, déterminé par des algorithmes, séquencé par des quotas. L’arpenteur en prend la mesure au sens d’abord d’une conquête. Il pose ses yeux et ses pas concrets, humbles mais décidés, sur ce monde commandé, produit par la pensée abstraite. Le flâneur ne découvrait rien ; il saisissait par son balancement tendu, ses volte-face hasardeux, des étincelles poétiques. L’arpenteur trouve ce qui n’a jamais été cherché par les urbanistes : la vibration produite par des nécessités techniques sur un corps marchant et curieux. »