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#118 – Comprendre que l’on ne puisse pas comprendre le vélo ?

proposée par Jérôme Sorrel

Diffusée le 12 juillet 2021


#118 – Comprendre que l’on ne puisse pas comprendre le vélo ?
Rayons libres

 
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Invité : Olivier Haralambon

Olivier est, dans le désordre, philosophe, journaliste, écrivain, ancien coureur cycliste semi-professionnel. Après une carrière de coureur, de chasseur de primes de 10 ans, il se tourne vers la faculté pour passer un Master de Philosophie, sa thèse est sur la phénoménologie du corps. Selon lui le corps et l’esprit ne sont pas dissociables, ils forment un tout, unique. Quand il pédale, son esprit travaille.

Olivier Haralambon lit comme il pédale. C’est un plaisir et une souffrance, une épreuve et une libération. S’il pédale aussi bien qu’il écrit alors la grâce ne doit pas être loin !

Lire c’est comme pédaler

Et quand il lit ? Il met à contribution son corps. Il vient de publier chez Premier Parallèle un joli guide intitulé « comment lire des livres qu’on ne comprend pas« . Sa méthodologie est empreinte de son expérience de sportif. Il met son corps à disposition, il le dispose, dans une posture pour être pleinement penché et concentré sur ce qu’il lit. Comme un sportif, il propose de fractionner la lecture avec des exercices de séances dures, de séances courtes, de séances molles.

Pédaler c’est comme lire

Olivier est aussi l’auteur, toujours chez Premier Parallèle, de ce livre, le coureur et son ombre. A contre-courant,  cycliste ad vitam il annonce « les livres ne rendent pas plus malins, la course cycliste oui. » Un ouvrage, qui, j’en suis certain, deviendra dans le temps une référence dans la littérature « vélo ». Le vélo comme une religion, une extase, une expérience sexuelle, primaire et métaphysique. En ce mois de juillet, que vous aimiez le vélo ou pas, que vous aimiez le Tour de France ou pas, ce livre est une déclaration d’amour aux cyclistes, au cyclisme, au vélo.

Pédaler, c’est une religion

Mes coureurs imaginaires, paru en Mai 2019, est une série de 12 portraits, de coureurs, de coureuses. On rentre dans le peloton comme on rentre dans les ordres et on n’en sort pas indemne. Si votre entourage a du mal à comprendre votre intérêt pour le vélo, son usage, ses pratiques, glissez le coureur et son ombre ou mes coureurs imaginaires sur leurs tables de chevet respectives. Ayez ce plaisir coupable, en offrant ces livres, c’est surtout à vous que vous faites un cadeau. Une fois ces livres lus, votre entourage comprendra pourquoi vous aimez tant le vélo, la bicyclette.

Vous pouvez retrouver la plume d’Olivier Haralambon régulièrement dans Vélo Mag. Il ne parle pas de vélo mais de celles et ceux qui en font. Celles et ceux qui le font. Ca nous parle ici chez Rayons Libres.

A l’oreille :

Black Pills, qui nous propose ce titre “Free Your Mind” sorti en 2010

La chronique d’Abel Guggenheim : en lisant la presse, Abel s’interroge. Pourquoi un accident « d’électro-trottinette » convoque systématiquement la dangerosité du vélo ? La dangerosité pour les autres usagers évidemment. Pourquoi 4 accidents mortels « d’électro-trottinette » en 4 ans impliquent une réaction d’ajustement immédiate des règles. Les dégâts causés par les motorisés sont donc de fait acceptés socialement ?