À l'antenne
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#04 – Martial, la rage de l’humilié – 3/3

proposée par Patrick Bruneteaux

Diffusée le 28 juin 2018


#04 – Martial, la rage de l’humilié – 3/3
Les mondes rêvés de Georges

 
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Martial, la rage de l’humilié

Martial est « un sale type » selon beaucoup, « un paranoïaque » selon d’autres, « un rebut de la société » selon ses propres mots : en prison avant ses 18 ans, amené à se prostituer, parfois violent envers ses amants et ses compagnes, séjournant en psychiatrie. À l’inverse de cette vision négative, il déclare aussi qu’il est « un nègre authentique », « un pur rasta man », « un messager de Dieu », « un véritable poète » : métis de père martiniquais, rebelle à toute forme de domination et à toute autorité, inquiet du jugement de Dieu, écrivant dans des cahiers et composant du dub reggae. Il est aussi séropositif. Il meurt en 2010, à 42 ans. Du sida, selon les médecins. Mais est-ce là une explication suffisante ? C’est la trame du livre publié par Daniel Bizeul en 2018 aux éditions Agone sous le titre « Martial, la rage de l’humilié ».

Invité.e :

Daniel Bizeul est sociologue, il a aussi été l’ami de cœur de Martial. Ils se rencontrent en 1992. Martial apprend qu’il est contaminé par le virus du sida, il vient alors vivre avec Daniel et Rodolphe son compagnon. Sur l’incitation de Daniel, il commence à écrire. À sa mort, ses écrits représentent sept mille pages environ, à quoi s’ajoutent des blogs à partir de 2007.

Dans le livre déjà publié figurent de nombreux écrits de Martial (dont « Moi je les accuse de m’avoir mis le sida tous ces gens-là »). Hormis celui-ci, qui ouvre l’émission 1, tous les autres seront dans un second livre non encore paru. Les compositions musicales de Martial n’ont pas été éditées, quelques-unes figurent sur le site Guerrier Lion

Émission #03 : Le sociologue face à l’énigme de l’autre qu’il aime et qui meurt

Dialogue entre Patrick Bruneteaux et Daniel Bizeul.

Texte de Martial dit par Daniel :
  • Je t’attendrai pour qu’on continue à se tenir la main
Musique de Marial :
  • sans titre
Référence :
  • Martial, la rage de l’humilié, Marseille, Éditions Agone, 2018.